Le haut commandement militaire camerounais est en deuil. Le Général de Division Philippe Mpay, figure emblématique des Forces Armées, s’est éteint dans la nuit du 8 au 9 mai 2026 à l’Hôpital Militaire de Yaoundé à l’âge de 87 ans. Entre rigueur académique et bravoure sur le terrain, celui qui dirigea le COMECIIA laisse derrière lui l’image d’un officier de devoir au parcours exceptionnel.
La nouvelle est tombée au petit matin du samedi 9 mai, confirmée par un communiqué officiel du Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo. Le Général de Division Philippe Mpay a rendu son dernier souffle aux environs de 01h00 des suites de maladies. Une disparition qui marque la fin d’une époque pour la grande muette, tant l’homme aura incarné la stabilité et l’expertise militaire pendant des décennies.
Un pur produit de l’excellence militaire
Né en 1939 à Nguibassal, Philippe Mpay représentait cette génération d’officiers formés à la dure école du mérite. Passé par la prestigieuse école de Saint-Cyr puis par l’École de Guerre de Paris, il a su allier la théorie stratégique à la pratique opérationnelle. Son ascension au sein de la hiérarchie fut constante : promu Général de Brigade en 1993, il accède au grade prestigieux de Général de Division en 2001.
Sur le terrain, les Camerounais retiendront surtout son rôle déterminant à la tête de l’opération Épervier. À une époque où l’insécurité et la criminalité urbaine menaçaient d’asphyxier la ville de Douala, le Général Mpay avait su restaurer l’ordre avec une poigne de fer, démontrant ses capacités de meneur d’hommes. Jusqu’à son décès, il occupait les fonctions de Commandant les Écoles et Centres d’Instruction Interarmées (COMECIIA).
L’hommage de la nation
Le Chef de l’État, Chef des Forces Armées, a transmis par la voix du MINDEF ses profondes condoléances à la famille de l’illustre disparu. En perdant Philippe Mpay, l’armée camerounaise perd l’un de ses plus fins stratèges et un formateur hors pair qui a vu passer sous ses ordres des générations de soldats.
Le programme de ses obsèques sera communiqué ultérieurement. Mais déjà, dans les casernes et au-delà, l’heure est au recueillement pour saluer la mémoire d’un soldat qui, de Nguibassal aux plus hautes sphères de l’État, aura servi le drapeau avec une fidélité sans faille. Le Général est allé se reposer, laissant son nom gravé dans les annales de l’histoire militaire du pays.





