Le président du SDF, Joshua Osih, a personnellement pris part aux obsèques d’Anicet Ekane ce samedi 9 mai 2026 à Bomono. En s’inclinant devant la dépouille de l’ancien leader du MANIDEM, décédé en détention au SED, le patron du Social Democratic Front a affiché une solidarité remarquée envers un camp nationaliste orphelin et profondément divisé.
La terre de Bomono a enfin reçu les restes d’Anicet Ekane. Six mois après son décès survenu le 1er décembre 2025 au Secrétariat d’État à la défense (SED), l’opposant historique a été inhumé dans l’intimité familiale. Cependant, la présence de l’honorable Joshua Osih a donné une dimension politique majeure à cette cérémonie.
Le président national du SDF a tenu à saluer la mémoire d’un « compagnon de lutte ». « Le SDF et son président national se sont mobilisés pour rendre un dernier hommage à Anicet Ekane », a-t-il affirmé, apportant un soutien symbolique de poids à une famille politique et biologique aujourd’hui fragmentée par des querelles internes.
Un leadership de proximité
Dans un contexte de dissidences marquées au sein du MANIDEM, la présence de Joshua Osih a comblé le vide laissé par certaines absences notables de l’opposition. Aux côtés d’autres figures comme Célestin Djamen, le leader du SDF a choisi d’incarner une fraternité militante qui dépasse les simples calculs électoraux.
Une fin sous le signe du contentieux
Si l’heure était au recueillement, l’ombre du contentieux post-électoral de 2025 planait sur Bomono. La famille de l’illustre disparu continue de contester la thèse officielle de la mort naturelle, liant son décès à son engagement politique.
En s’affichant en première ligne à Bomono, Joshua Osih rappelle que, malgré les divergences, le respect des figures du nationalisme reste le ciment d’une opposition camerounaise en quête de nouveaux repères. Anicet Ekane s’en va, mais les questions soulevées par sa disparition demeurent, portées par ceux qui ont tenu à lui dire un dernier adieu.





