Le lanceur d’alerte Shance Lion dans cette analyse revient sur l’apport non négligeable de l’ancien président de la Fécafoot dans ce projet de l’immeuble siège.
« Après la cuisante élimination des Lionnes U20 face à une modeste équipe de Tanzanie, synonyme de non-qualification pour la prochaine Coupe du monde U20 en Pologne, le football camerounais vient une nouvelle fois d’offrir au peuple un spectacle devenu tristement habituel, celui de l’échec sportif accompagné d’une intense opération de communication politique autour de la personne de Samuel Eto’o. C’est une recette, qui tend à convertir des échecs en victoires. Mon Nyandom (Samuel Eto’o), le très médiatique “Mopao de Tsinga”, a préféré courir se filmer devant le nouvel immeuble siège de la Fécafoot à Warda, comme pour présenter cette infrastructure comme le trophée majeur de son règne . Car ce bâtiment, aujourd’hui exhibé comme une prétendue prouesse de l’exécutif actuel, est avant tout le fruit de la vision, de la conception et du combat du grand président bâtisseur Iya Mohammed, véritable président bâtisseur de la Fédération Camerounaise de Football. C’est sous son magistère que : Les financements ont été négociés auprès de la FIFA ; Le terrain a été acquis ; La maquette validée ; Le marché attribué ; et la première pierre officiellement posée le 13 novembre 2012. Le projet était lancé . Après lui, d’autres grandes figures tomberont ou seront progressivement écartées : Issa Hayatou ; Guibai Gatama ; Alioum SIDI ; Alim Konaté ; et bien d’autres encore. Si cette rupture brutale n’avait pas eu lieu, nombreux sont ceux qui estiment aujourd’hui que la Fécafoot aurait déjà disposé de son siège fonctionnel depuis près d’une décennie. Le véritable débat aujourd’hui n’est donc pas de savoir qui se filme devant l’immeuble, mais plutôt : Qui l’a pensé ? Lui là ? Jamais, ses pensées sont dans les règlements de comptes et autres basses manœuvres ».





