« Le Cameroun n’a pas besoin de tribalistes. Le Cameroun a besoin de bâtisseurs »

Dans cette communication, Alex Nguepi estime qu’au Cameroun, la tribu est généralement usitée pour voiler les revers économiques.

« Les Bamileke n’ont absolument pas à se justifier parce qu’ils possèdent des terrains, des maisons ou des entreprises à Douala, Yaoundé ou dans n’importe quelle autre région du Cameroun. Le Cameroun n’appartient à aucune tribu, à aucune communauté et à aucun groupe particulier. Il appartient à tous les Camerounais.

Douala, Yaoundé et les grandes villes du pays n’ont pas été construites par une seule ethnie. Elles ont été bâties grâce aux impôts, aux sacrifices, au travail et à la sueur de millions de Camerounais venus des quatre coins du pays. Personne n’a le monopole de la citoyenneté camerounaise.

La vérité que certains refusent d’admettre est simple : les Bamileke ont développé une culture de l’épargne, du commerce, de l’investissement et de la construction du patrimoine. Pendant que certains consomment, d’autres investissent. Pendant que certains dépensent, d’autres bâtissent. Pendant que certains cherchent des excuses à leur retard, d’autres travaillent pour préparer l’avenir de leurs enfants.

Le rêve de nombreux enfants de l’Ouest n’est pas d’hériter éternellement de la maison familiale. Leur rêve est de construire eux-mêmes leur propre maison, de créer leur propre entreprise et de laisser un héritage à la génération suivante. Voilà pourquoi ils achètent des terrains, construisent des immeubles, ouvrent des commerces et créent des emplois partout où les opportunités existent.

Il est donc ridicule de vouloir transformer la réussite économique d’une communauté en problème politique. Ceux qui ont investi leur argent dans la construction de maisons, d’usines, de commerces et d’entreprises ne doivent aucune explication à ceux qui ont préféré rester spectateurs.

Le véritable scandale n’est pas que des Camerounais bâtissent partout dans leur pays. Le véritable scandale est qu’après plusieurs décennies de pouvoir, certains responsables cherchent encore à opposer les Camerounais les uns aux autres pour masquer leur bilan économique et social.

Lorsque l’économie va mal, lorsque le chômage explose, lorsque la pauvreté progresse et que les perspectives se réduisent, les marchands de haine ressortent toujours les mêmes recettes : la tribu, l’autochtonie et la division. C’est la stratégie des régimes en fin de cycle qui n’ont plus de solutions à proposer au peuple.

Le Cameroun n’a pas besoin de tribalistes. Le Cameroun a besoin de bâtisseurs. Il a besoin de citoyens qui investissent, créent des entreprises, paient des impôts, génèrent des emplois et participent à la richesse nationale.

Une nation se développe grâce aux entrepreneurs, aux agriculteurs, aux industriels, aux commerçants et aux travailleurs. Elle ne se développe pas grâce aux discours de haine, à la jalousie ou aux tentatives de stigmatisation.

Que chacun construise. Que chacun investisse. Que chacun crée de la richesse. Et le Cameroun avancera.

L’avenir appartient aux bâtisseurs. Les semeurs de division, eux, finiront dans les poubelles de l’histoire.

Alex Nguepi »

 

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