Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, et le Haut-Commissaire de l’Inde, S.E. Vijay Khanduja, ont exploré, ce 16 juin à Yaoundé, de nouveaux axes de partenariat. Au cœur des échanges : le transfert de technologies pour l’entretien routier et le renforcement des capacités des cadres camerounais, dans une dynamique visant à optimiser la connectivité nationale et sous-régionale.
Le réseau routier camerounais pourrait bientôt bénéficier de l’expertise indienne. Lors d’une audience accordée au diplomate indien, le ministre des Travaux publics (MINTP) a mis en exergue la volonté du gouvernement de diversifier ses collaborations techniques. Pour Yaoundé, l’enjeu est double : moderniser l’entretien des routes en terre, qui constituent encore une part substantielle de notre maillage national, et attirer des entreprises spécialisées dans la stabilisation des sols.
Un marché stratégique
Le Cameroun, porte d’entrée d’un marché sous-régional de plus de 300 millions de consommateurs, dispose d’atouts indéniables pour séduire les investisseurs. Face à S.E. Vijay Khanduja, Emmanuel Nganou Djoumessi a réitéré l’ouverture du pays à accompagner les entreprises indiennes désireuses d’introduire des solutions innovantes. L’objectif est clair : passer d’une logique de réparation cyclique à une maintenance durable, capable de résister aux contraintes géographiques et climatiques du pays.
Former pour pérenniser
Au-delà des infrastructures matérielles, cette coopération s’ancre dans le transfert de savoir-faire. Le programme de Coopération technique et économique (ITEC), porté par New Delhi, a été au centre des discussions. Ce mécanisme, qui permet chaque année à des cadres camerounais de bénéficier de formations de pointe dans les travaux publics, sera davantage mis à profit.
En misant sur cette alliance, le ministère des Travaux publics espère non seulement renforcer l’efficacité opérationnelle de ses services, mais aussi jeter les bases d’un modèle d’entretien routier exportable vers les pays voisins. Une stratégie pragmatique qui pourrait, à terme, redessiner durablement la qualité des axes routiers camerounais.




