De retour au Cameroun après 74 jours d’absence, Paul Biya retrouve un contexte marqué par plusieurs dossiers sensibles. Dans une lettre ouverte, Vincent-Sosthène Fouda appelle le chef de l’État à se pencher sur huit questions, allant de l’affaire Martinez Zogo à la gestion de l’or, en passant par la SONARA, la santé et le foncier.
Le retour de Paul Biya à Yaoundé ouvre une nouvelle séquence. Après 74 jours passés hors du Cameroun, le chef de l’État retrouve un pays où plusieurs dossiers sensibles continuent d’alimenter les débats publics.
Dans une lettre ouverte publiée à l’occasion de ce retour, Vincent-Sosthène Fouda, universitaire et homme politique, adresse au président de la République une liste de huit priorités sur lesquelles il souhaite attirer son attention.
Les Lionnes Indomptables d’abord. Vincent-Sosthène Fouda demande au chef de l’État d’honorer les championnes d’Afrique, tout en associant cet hommage aux anciennes joueuses, entraîneuses, bénévoles et pionnières qui ont contribué au développement du football féminin camerounais.
Autre dossier évoqué : les 44 tonnes d’or. L’auteur de la lettre demande que les accusations de détournement qui circulent soient clarifiées et fassent l’objet d’un traitement transparent. Il estime que la gestion des ressources du pays ne peut rester entourée de zones d’ombre.
La visite du pape au Cameroun figure également parmi les sujets soulevés. Vincent-Sosthène Fouda relève une divergence entre les informations attribuées au Vatican et celles communiquées par les autorités camerounaises concernant le financement de cette visite. Il souhaite que les responsabilités et les sources de financement soient clairement établies.
L’affaire Martinez Zogo occupe une place centrale dans cette interpellation. L’auteur appelle à une justice menée jusqu’à son terme et demande que les responsabilités soient établies, tout comme l’innocence éventuelle de personnes actuellement détenues.
La SONARA est également citée. Vincent-Sosthène Fouda évoque des accusations concernant les circonstances ayant entouré l’incendie de certaines installations de la raffinerie. Il demande que toute la lumière soit faite sur ce dossier qu’il considère comme stratégique pour la souveraineté énergétique du Cameroun.
La lettre revient ensuite sur l’éboulement survenu à Zamboï, dans la zone de Garoua-Boulaï, dont l’auteur conteste la lecture exclusivement administrative ou territoriale. Il appelle les autorités à considérer avant tout la dimension humaine du drame et le sort des victimes.
Les questions de santé et de foncier complètent cette liste. Vincent-Sosthène Fouda appelle à une attention particulière sur l’état du système de santé et dénonce, dans le domaine foncier, des pratiques qu’il juge préoccupantes, notamment les spoliations et les montages impliquant des prête-noms.
Enfin, l’auteur de la lettre se présente comme un citoyen déterminé à continuer de porter ces préoccupations dans le débat public. Il demande au chef de l’État d’aborder ces dossiers « avec la hauteur de l’État, la rigueur du droit et la sagesse de l’histoire ».
Cette lettre ouverte intervient donc au moment où Paul Biya reprend ses activités au Cameroun. Reste désormais à savoir quels dossiers seront inscrits à son agenda et quelles suites, le cas échéant, seront données aux différentes interpellations qui l’attendent.





