Dépêché d’urgence sur le site du drame à Ndikiniméki puis à l’hôpital de district de Bafia le 15 août 2026, le ministre de l’Administration territoriale a transmis la compassion du chef de l’État aux familles touchées par le violent accident survenu la veille. Bilan : 16 morts et 40 blessés. Face à cette imprudence mortelle, Yaoundé promet des mesures administratives exemplaires contre les transporteurs indélicats.
L’hécatombe de trop sur la Nationale 4. À l’aube du vendredi 14 août 2026, la localité de Nomalé, dans l’arrondissement de Ndikiniméki, est devenue le théâtre d’une terrible collision. Un autocar de 70 places de la compagnie Mangwa Boy a percuté de plein fouet un camion arrêté sur une ligne droite.
Les premiers éléments recueillis sur le terrain mettent en lumière une défaillance humaine manifeste : l’imprudence et le manque de vigilance du conducteur de l’autocar, alors même que le camion en stationnement était signalé. L’impact a coûté la vie à 16 personnes et laissé 40 blessés dans des états divers.
Mandaté par le président Paul Biya, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, s’est rendu sur les lieux du drame ce samedi 15 août 2026, accompagné du gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, et des autorités locales. Dénonçant avec fermeté un « accident de trop », le membre du gouvernement a prévenu : le directoire exécutif entend durcir sans délai les sanctions administratives à l’encontre des agences de voyages et des transporteurs responsables de tels drames.
Solidarité nationale et prise en charge intégrale
Le ministre s’est ensuite rendu au chevet des rescapés admis à l’hôpital de district de Bafia. Au nom du Chef de l’État, Paul Atanga Nji a rassuré les blessés quant à la prise en charge intégrale de leurs frais médicaux par l’État. Une assistance financière d’urgence a également été remise aux familles éprouvées pour les épauler dans cette douloureuse épreuve.
Alors que l’émotion reste vive à travers le pays, ce nouveau drame rappelle l’urgence d’une prise de conscience collective et d’un respect strict du code de la route par les professionnels du transport. L’État, de son côté, semble résolu à faire passer l’ère des avertissements à celle des sanctions irréversibles.





