Cameroun : « À 93 ans, on est intrinsèquement handicapé », l’analyse de Dieudonné Essomba

Invité sur le plateau de l’émission « Club d’Élites » sur Vision 4, l’économiste Dieudonné Essomba a relancé le débat sur la gestion de l’État. Selon lui, l’âge avancé du président Paul Biya constitue un handicap structurel qui favorise l’instrumentalisation des « hautes instructions » par son entourage.

Le débat sur la gouvernance au sommet de l’État vient de franchir un nouveau cap sur la scène médiatique nationale. Dimanche dernier, sur le plateau de l’émission « Club d’Élites » diffusée sur la chaîne Vision 4, l’économiste et chroniqueur Dieudonné Essomba a posé un diagnostic sans concession sur la gestion des affaires publiques, pointant directement l’impact de l’âge du chef de l’État, comme le relaye Actu Cameroun.

Loin de s’attarder sur des polémiques purement médicales, l’analyste a recadré le débat en introduisant la notion de handicap structurel lié à l’âge. Réagissant aux déclarations du Cabinet civil affirmant que le président Paul Biya n’est pas malade, l’intervenant a tenu à marquer la nuance : « La maladie est une réalité médicale. Nous parlons de handicap, c’est-à-dire qu’à 93 ans, on est intrinsèquement handicapé et cela agit sur la manière de gérer l’État ».

Cette vulnérabilité physique et cognitive, selon l’économiste, ouvre la voie à toutes les dérives au sein de l’appareil étatique. L’éditorialiste a ainsi remis en question l’origine réelle des fameuses « hautes instructions », suggérant que l’entourage politique immédiat profite de cette situation pour substituer ses propres intérêts à l’autorité suprême. Un mode opératoire qui paralyse l’action publique, souvent analysé dans les colonnes des médias d’information générale comme 237 Actu, et aggravé par une centralisation excessive du pouvoir ainsi que l’absence d’un mécanisme de succession ou d’un vice-président doté de véritables prérogatives constitutionnelles.

Entre interrogations sur la réalité de l’exercice du pouvoir et mise en garde contre l’opacité décisionnelle, cette sortie médiatique relance avec acuité la question cruciale des équilibres institutionnels au Cameroun. Une interpellation de plus qui démontre combien la stabilité et la lisibilité de la gouvernance restent des enjeux majeurs pour l’avenir du pays.

One Response

  1. Et vous pensez qu’il a dit quoi de nouveau ? Tout ça est évident et connu de tous. L’état de santé actuelle de Biya ne devrait meme pas faire objet de débats. Il est inhérent à son age avancé et humainement normal. Qu’on l’aime ou pas, il est évident qu’un homme de son age ne devrait plus etre à la tete d’un jeune pays comme le Cameroun et devrait, selon les règles de la Constitution, céder la place et s’occuper de sa santé. QU’IL SOIT TOUJOURS, DANS SON ETAT PHYSIQUE ACTUELLE, A LA TETE DU PAYS, C’EST CA QUI EST INCOMPREHENSIBLE.

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