Dans cette sortie du journaliste marc chouamo, il revient sur les differentes affaires de moeurs qui secouent le cameroun notamment le cas bella rose et questionne la place de l’Etat dans cette decadence des valeurs.
OÙ EST PASSÉ LE MINISTÈRE PUBLIC ?
Oui, avant de parler de l’affaire d’orientation sexuelle au Cameroun sur le plan purement sportif, il est de bon ton de se questionner sur l’utilité du ministère public.
Où sont les procureurs généraux ? Sont-ils désormais de simples suiveurs, passifs, au lieu d’être les premiers défenseurs de la loi camerounaise? Sont-ils justes efficaces sur le bas peuple, et aveugles sur les gens de pouvoirs et leurs protégés?
Parce que clairement, on peut dire sans risque de se tromper qu’au Cameroun, le 2 poids 2 mesures est devenu une norme. Et la norme est perçue comme un problème. Que ce soit le cas Rose Bella aujourd’hui, Gaëlle Enganamouit hier, La fille du Président ou d’autres avant elles, le procureur Général doit s’auto-saisir non pas seulement pour passer un message mais pour garantir et conforter la Loi telle que votée.
Messieurs, si vous ne jouez pas votre rôle, DÉMISSIONNEZ !!!
CAS ROSE BELLA
Son statut d’international camerounaise, et récente championne d’Afrique avec la médaille du mérite délivrée par les bons soins du Chef de l’Etat camerounais récemment, la plonge naturellement dans la tourmente. Étant encore en activité, elle doit normalement faire face à minimum 2 procédures. Celle venant de la Fecafoot avec sa commission d’Ethique sur le plan sportif, et sur le plan pénale, celle venant du ministère public.
Sur celle venant de la Fédération Camerounaise de Football, elle même affiliée à la FIFA, qui n’interdit pas aux joueurs et aux joueuses d’avoir des orientations sexuelles opposées à leurs sexes, on peut comprendre la gêne. Étant dans un ÉTAT, qui a ses propres lois, la FECAFOOT se retrouve dans un dilemme et son Président Samuel Eto’o qui avait déjà user astucieusement de jongles sur le cas Enganamouit par le passé (bien que cette dernière n’étant plus en activité au sein des lionnes), va devoir rapidement se positionner face à la grogne qui monte. Le Staff technique sera lui aussi scruté quant à l’approche des éliminatoires des Jeux Olympiques.
On attend de voir, même si le pessimisme prime sur l’optimisme quand on connaît la gestion du pays actuellement.
CAS GAELLE ENGANAMOUIT
Il y’a 5 ans, c’est le seul Ballon d’Or Africain féminin du Cameroun qui était dans la tourmente avec sa fameuse vidéo « do you like it baby ?». A cette époque, Enganamouit avait déjà pris sa retraite sportive due à plusieurs blessures. Elle était promue Team Manager des lionnes indomptables sous Seidou Mbombo Njoya avant de claquer la porte à la veille de l’élection de Décembre 2021 pour se rallier à Samuel Eto’o, son grand frère.
N’étant plus sur le terrain, elle ne craignait plus d’être écartée de la sélection, mais le ministère public en son temps devait s’auto-saisir. Sauf que cette dernière a été exfiltrée du Cameroun et a disparu des radars le temps que la grogne se tasse et qu’on passe à autre chose. La FIFA et la CAF l’invitaient régulièrement dans leurs activités de légendes puisque dans leur texte, ce n’est pas une faute.
À son retour au Cameroun, elle a été petit à petit intégrée dans la sphère dirigeante du football camerounais. Et n’ayant pas de condamnation sur le plan pénal, sa candidature au poste de membre du COMEX n’a souffert d’aucune contestation.
Aujourd’hui le phénomène s’aggrave. Le lit est dressé pour que ça soit une norme au Cameroun. L’Etat lui n’attend qu’un courageux à sa tête pour légaliser tout ça.





