Dans cette sortie du journaliste Didier Ndengue, il revient sur le débat de société autour de la gestion de samuel eto’o au sein de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) et de son soutien à la candidature d’Infantino a la présidence de la Fifa.
Eto’o : pourquoi je choisis le lion contre la meute
La règle est simple et ne ment jamais : quand les médias de l’ancien empire diabolisent un Africain, c’est qu’il ne leur a pas obéi. Quand ils l’encensent, c’est qu’il a vendu.
Samuel Eto’o dérange. Et c’est précisément pour cela qu’il faut le défendre.
Depuis mon adolescence, je le soutiens sans fanatisme, avec lucidité. Un homme a le droit de défendre ses intérêts. Un dirigeant africain a le devoir de défendre les intérêts de son continent.
Ce qui est intolérable, ce ne sont pas les vieux dossiers sans preuves qu’on ressort contre Eto’o. C’est de voir des Camerounais, des Africains, devenir les porte-voix de Paris, de Londres ou de Zurich contre leur propre frère, juste parce qu’ils n’aiment pas son caractère, ses positions et ses fréquentations.
Chez les autres, on règle les comptes en famille. On ne livre jamais son fils aux loups. L’Occident fait bloc derrière ses enfants, même les plus contestés et les plus méprisables. C’est légitime. Nous, on les lynche pour plaire au maître.
Eto’o a raison de soutenir Infantino. Pas par allégeance à un homme, mais par intelligence stratégique. Il faut être à la table où se partage le gâteau mondial du football, pas mendier les miettes à la porte. La souveraineté, c’est cela : choisir ses alliances dans l’intérêt du Cameroun, de l’Afrique, pas pour plaire à l’Occident. Si je devais voter, j’attendrais la consigne de vote de Monsieur le Président de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot).
J’ai dit.
Didier Ndengue, CEO La Plume de l’Aigle/LPA Webradio





