Le Cameroun a achevé la phase principale de son 4e Recensement Général de la Population et de l’Habitat, couplé au recensement agricole. Plus de 22,7 millions de résidents ont été enregistrés grâce à une digitalisation complète des opérations, soutenue par les partenaires internationaux.
C’est un jalon décisif pour la statistique nationale. Le pays vient de tourner définitivement la page des questionnaires en papier pour entrer de plein pied dans l’ère de la modernisation démographique.
Le 4e Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-4), couplé pour la première fois au Recensement Agricole et de l’Élevage, livre son premier bilan d’envergure : plus de 22,7 millions de résidents ont été dénombrés sur l’ensemble du territoire national. Une prouesse logistique entièrement réalisée sur tablettes numériques, marquant une avancée technologique majeure dans la collecte des données au Cameroun.
Des partenariats solides et des ambitions de fiabilité
Cette vaste opération a bénéficié de l’accompagnement technique et financier de partenaires stratégiques, notamment l’UNFPA, la FAO et la Banque Mondiale à travers le projet HISWACA. Alliant rigueur scientifique et responsabilité sociale, l’État a su mobiliser les ressources nécessaires pour mener à bien cette mission.
Pour garantir une exhaustivité totale, le gouvernement entend poursuivre l’effort. Des enquêtes post-dénombrement indépendantes seront déployées, adossées à des modèles hybrides intégrant la télédétection par satellite. L’objectif est clair : ratisser large et atteindre les zones les plus difficiles d’accès afin de ne laisser aucun citoyen en marge.
Au-delà de la performance chiffrée, l’enjeu demeure éminemment stratégique. En se dotant de bases de données de haute qualité, le Cameroun se donne les moyens d’ajuster ses politiques publiques et de piloter avec précision son développement socio-économique durable pour les années à venir.





