Suite au décès de Sa Majesté Clément Atangana, la Fédération des Associations du Patriarcat Traditionnel Beti du Cameroun a vivement dénoncé, dans un communiqué du 7 octobre 2026, les propos haineux et tribalistes diffusés sur les réseaux sociaux. L’organisation appelle solennellement à l’apaisement, au respect de la mémoire du défunt et à la préservation de la cohésion nationale.
Le deuil d’une éminente personnalité ne devrait jamais servir de tribune aux règlements de comptes identitaires. Au lendemain de la disparition de Sa Majesté Clément Atangana, magistrat hors hiérarchie et figure respectée du pays, la Fédération des Associations du Patriarcat Traditionnel Beti du Cameroun est montée au créneau pour exprimer sa profonde indignation.
Dans un communiqué officiel rendu public ce 7 octobre 2026, l’institution déplore avec force les commentaires méprisants, offensants et manifestement empreints de considérations tribalistes relayés sur la toile par des individus se réclamant de certaines communautés. Tout en saluant la mémoire d’un digne fils du Cameroun et en adressant ses condoléances émues à sa famille ainsi qu’au corps judiciaire, la Fédération a tenu à lancer une mise en garde solennelle. Les signataires rappellent ainsi que la liberté d’expression ne saurait constituer un permis d’insulter, de diffamer ou d’attiser la haine entre les composantes de la Nation, n’excluant pas d’envisager des voies appropriées pour faire respecter la dignité du défunt.
Face à ces tensions regrettables, l’organisation privilégie résolument la carte de la responsabilité et du « vivre-ensemble ». Refusant de répondre au mépris par le mépris, elle invite l’ensemble des filles et des fils du Cameroun à observer la plus stricte retenue en cette période de deuil. Une mise au point républicaine qui rappelle que la mort d’un citoyen doit demeurer un moment de recueillement et de respect mutuel, loin des soubresauts de la haine tribale.





