Démantèlement d’un réseau d’escrocs dans le département du Dja-et-Lobo. Deux anciens employés d’Orange Cameroun, se faisant passer pour des agents en mission de promotion, ont été interpellés par la gendarmerie. Ils sont accusés d’avoir vidé les comptes mobile money de plusieurs commerçants pour un préjudice évalué à plus de 5 millions de FCFA.
La vigilance reste de mise face aux nouveaux visages de la criminalité itinérante. Les éléments du Service des Recherches Judiciaires et de la Lutte contre le Grand Banditisme de la Première Région de Gendarmerie (SRJLGB/PRG) viennent de mettre un terme aux agissements de deux redoutables usurpateurs, spécialisés dans le pillage des portefeuilles électroniques sous la bannière d’une grande entreprise de téléphonie mobile.
L’affaire prend sa source à partir du 10 septembre dernier dans le département du Dja-et-Lobo, touchant des localités telles que Metet, Mvoutessi, Nsimi, Mfouladja et Meyitsoto. Vêtus de chasubles aux couleurs d’Orange Money, les deux suspects écumaient les marchés et les points de transaction. Se présentant avec assurance comme des émissaires officiels chargés d’une campagne promotionnelle, ils proposaient aux gérants de transformer leurs cartes SIM ordinaires en comptes commerciaux plus rémunérateurs.
Un argument fallacieux qui leur permettait d’instaurer un climat de confiance, d’obtenir les téléphones de leurs interlocuteurs et d’accéder frauduleusement aux applications pour vider les soldes. Selon les investigations menées sous la houlette du lieutenant Akoa Mveng Donald, le préjudice global s’élève à plus de cinq millions de FCFA.
Les investigations de proximité ont rapidement permis d’identifier et d’interpeller un premier suspect de 28 ans à Mbalmayo. L’exploitation de ce dernier a conduit les enquêteurs jusqu’à son complice présumé, âgé de 29 ans. Détail troublant mis en lumière par l’enquête : les deux hommes seraient d’anciens agents de l’opérateur, radiés par le passé pour des faits similaires d’escroquerie. Leurs connaissances techniques leur ont ainsi permis de duper durablement leurs victimes.
Déférés devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Sangmélima, les mis en cause devront répondre de leurs actes devant la justice. Au-delà du préjudice financier, cette affaire rappelle l’urgence d’une vigilance accrue des usagers face à l’usurpation d’identité professionnelle, à l’heure où la monnaie électronique s’affirme comme un pilier incontournable de l’économie locale.





