Le bras de fer juridique et médiatique opposant le capitaine radié Kenneth Effoudou à Me Félicité Esther Zeifman prend une tournure inattendue. Sollicitée par le militaire pour assurer sa défense, l’emblématique avocate Me Alice Nkom a publiquement accepté la mission. Une décision assumée sans détour, malgré les vives contestations de Me Zeifman qui rappelle pourtant son statut de fille spirituelle et de disciple de la célèbre juriste.
C’est une passe d’armes institutionnelle et passionnelle qui secoue le milieu judiciaire camerounais. Alors que Me Félicité Esther Zeifman a décidé de poursuivre en justice le capitaine radié Kenneth Effoudou pour des propos jugés diffamatoires, l’identité du conseil choisi par le militaire est venue jeter un pavé dans la mare : Me Alice Nkom, figure tutélaire du barreau du Cameroun, sera bel et bien aux côtés de l’accusé.
Dès la confirmation de ce choix, la réaction de Me Félicité Zeifman ne s’est pas faite attendre. Sur un ton teinté d’ironie et d’incompréhension, la juriste a rappelé le lien intime et professionnel qui l’unit à la doyenne du barreau. Qualifiant Me Alice Nkom de « mentor », elle a affirmé tenir d’elle sa rigueur et sa pugnacité combatives. Pour Me Zeifman, la cause est entendue : connaissant parfaitement son parcours et son intégrité, Me Nkom ne saurait ignorer le caractère mensonger des accusations portées par le capitaine.
Pourtant, cette proximité affichée n’a nullement fait fléchir la décision du ténor du barreau.
La mise au point ferme de Me Alice Nkom
Loin de se dérober face à la controverse, Me Alice Nkom a tranché dans le vif à travers une déclaration publique dénuée d’ambiguïté. Se présentant comme la « mère de cœur » du capitaine Kenneth Effoudou, la juriste revendique pleinement sa désignation formelle pour conduire la stratégie de défense de son client.
« Ma place, mon rôle et ma légitimité ne sont ni à discuter ni à remettre en question », a martelé l’avocate, coupant court aux spéculations et prévenant qu’elle ne tolérera « aucune ingérence ni aucune tentative de déstabilisation ».
En choisissant de passer outre les susceptibilités pour honorer son mandat, Me Alice Nkom réaffirme un principe cardinal de la profession d’avocat : le droit inaliénable de chaque citoyen à la défense de son choix. Ce duel aux accents d’Œdipe judiciaire promet désormais d’agiter les prétoires, plaçant la relation entre le mentor et son ancienne élève à l’épreuve de la rigueur du droit.





