Suite à l’incarcération de l’activiste Jacques Bertrand Mang à la prison centrale de New-Bell ce 1er juillet 2026, Armand Noutack II est monté au créneau. Tout en appelant les autorités à la clémence, l’ancien militant du MRC exhorte son « frère » à repenser radicalement sa méthode de dénonciation, dénonçant au passage les dangers de l’ivresse des réseaux sociaux.
Le séjour à la prison centrale de New-Bell de Jacques Bertrand Mang ne laisse pas indifférent. Fidèle à son franc-parler habituel, Armand Noutack II a choisi d’adresser un message teinté de fraternité et de sévérité à l’endroit de l’activiste. Si l’ex-cadre du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) plaide ouvertement pour une libération rapide de son camarade, il ne cache pas son exaspération face aux dérives qui, selon lui, ont conduit Mang derrière les barreaux.
Pour Noutack II, la dénonciation citoyenne est un droit fondamental, mais elle ne saurait justifier la provocation permanente. Il fustige notamment cette tendance à filmer autrui selon l’humeur du moment pour une diffusion immédiate sur les plateformes numériques, des pratiques qu’il juge incompatibles avec l’exercice d’un militantisme responsable, même dans les démocraties les plus établies.
Le cœur de son analyse réside toutefois dans une mise en garde contre l’illusion des réseaux sociaux. Pour Noutack II, les « likes » et les partages sont des soutiens de façade, souvent alimentés par des individus cherchant à instrumentaliser l’activiste pour leurs propres règlements de comptes politiques. Une fois confronté aux réalités judiciaires, l’activiste se retrouve bien souvent esseulé par ceux-là mêmes qui l’encourageaient à la radicalité sous couvert d’endoctrinement.
À l’heure où Jacques Bertrand Mang fait face aux rigueurs carcérales, cet appel à la pondération souligne un profond malaise au sein de la sphère militante numérique. Armand Noutack II rappelle une leçon simple mais cruciale : la combativité ne doit jamais occulter la méthode. Une posture qui, au-delà du cas spécifique de l’activiste détenu, interroge la place et la responsabilité de l’influence numérique dans le débat public camerounais.




