Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun et son ancien président Maurice Kamto ont assigné en urgence Salomon Miloumi Beas et le créateur de contenus Henri Ulrich Ngoko Kamgang devant le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo. L’audience, fixée à ce mardi 13 octobre 2026, vise à faire cesser ce que le parti qualifie de troubles manifestement illicites sur internet.
C’est un bras de fer judiciaire qui s’ouvre ce mardi 13 octobre 2026 à 10 heures, dans la salle d’audience JUGE 2 du Palais de justice de Douala-Bonanjo. Par exploit d’huissier signifié la veille, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), représenté par sa présidente nationale par intérim Tiriane Balbine Nadège Noah, et l’ancien président du parti, le professeur Maurice Kamto, ont saisi en référé d’heure à heure deux acteurs de l’espace numérique.
La procédure d’urgence fait suite à l’ordonnance accordée le 9 octobre dernier par le président du Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, Djipté Nkuamou Quentin. Au cœur de ce recours figurent des accusations et des contenus diffusés sur internet, jugés attentatoires aux droits du parti et de son cadre dirigeant, ainsi que le refus supposé d’accorder un droit de réponse effectif aux plaignants.
Sont visés par cette action : Salomon Miloumi Beas, mis en cause pour des déclarations contestées, et Henri Ulrich Ngoko Kamgang, promoteur des plateformes numériques On Air Media, Magic Ngoko et Ngoko Media. Défendus par un collectif d’avocats conduit notamment par Me Hippolyte Meli Tiakouang, Me Fabien Kengne et Me Augustin Nguefack, les demandeurs reprochent à ce dernier de ne pas avoir fourni les éléments de preuve étayant ses publications.
Sur le plan juridique, le MRC et Maurice Kamto sollicitent du juge des référés l’injonction de déposer immédiatement au greffe les preuves des accusations portées, sous astreinte de 1 000 000 FCFA par jour de retard. Ils exigent également le retrait définitif des publications incriminées sous la même peine financière, la publication de la décision sur les plateformes concernées ainsi que dans les médias nationaux aux frais des défendeurs, et leur condamnation aux dépens.
Ces prétentions, qui constituent la position des demandeurs, ouvrent les débats devant le juge des référés. Il appartient désormais au tribunal d’apprécier la matérialité du trouble invoqué et de statuer sur l’opportunité de ces mesures conservatoires.





