Dans cette sortie d’Alex Nguepi qui est par ailleurs un ancien militant du MRC, il est clair que la défaite de Willy Mengué pourrait pourrait prendre une autre tournure pour le parti politique.
La décision contre Willy Mengué ressemble à une victoire. Attention : c’est peut-être le contraire.
Le juge des référés statue dans l’urgence, sur la forme, pas sur le fond. Willy Mengué a perdu une bataille, mais pas la guerre. Il peut encore saisir d’autres juridictions et faire traîner la procédure, en veillant à ce qu’une décision soit rendue en sa faveur à la veille des dépôts de dossiers.
Vous devez comprendre que la démission du Pr Maurice Kamto devait permettre d’anticiper les actes de Willy Mengué et compagnies et de tendre des pièges à la dictature. En effet, si Willy Mengué avait gagné le procès et qu’un administrateur ad hoc avait été nommé par le juge pour organiser les élections internes et remettre le parti en ordre de marche, le timing restait bon pour que le MRC investisse ses candidats aux élections locales et législatives.
Or, avec la défaite de Willy Mengué, pas d’administrateur ad hoc. Le congrès peut être attaqué, les investitures risquent d’être compromises, donc pas de MRC prêt pour 2027.
Soyez-en sûrs : les décisions issues du congrès seront attaquées par Okala Ebode ou Willy Mengué, ce qui pourrait donner à la justice le prétexte de rendre des décisions en défaveur du MRC juste à la veille des élections.
En résumé, la défaite de Willy Mengué pourrait donc devenir une victoire empoisonnée pour le MRC.
La vérité est que le régime a peur d’une coalition MRC-SDF-PCRN-UDC-FSNC, alors ils sont prêts à tout.
D’ailleurs, le scénario est connu, il a déjà servi : faire traîner une procédure jusqu’à la convocation du corps électoral, puis rendre une décision de justice à la dernière seconde, dans le but final de faire invalider les candidatures du MRC.
Kah Walla l’a vécu en 2018. Résultat : son parti absent des locales de 2020. Elle a eu raison… en 2022. Trop tard. L’échéance était passée. N’oubliez jamais que notre justice est une justice aux ordres.
Ils veulent vous laisser croire, à travers cette petite victoire, qu’on a une justice efficace. Si c’est le cas, posez-vous une question simple : si la justice était vraiment impartiale, pourquoi Bibou Nissack, Alain Fogue, Raymond Cotta et Jean-Bertrand Mang sont-ils toujours détenus, parfois sans jugement ?
Vous devez rester lucides. Il est urgent que le MRC prenne rapidement des mesures, à savoir :
Organiser le congrès sans délai
Installer la nouvelle direction
Lancer les investitures immédiatement
Mobiliser les juristes pour faire traîner les décisions de justice, afin qu’elles ne soient rendues qu’après les élections locales et législatives à venir, car une fois les listes validées et les élus installés, il sera trop tard pour revenir en arrière.
Laissez les présidents Régionaux signer les investitures. Sachez une chose : le président Maurice Kamto a fait sa part. Il a démissionné, posé un acte fort. Si le MRC n’est pas prêt en 2027, la responsabilité ne sera pas la sienne.
Les maires RDPC de Douala et Yaoundé le savent : une opposition unie peut les battre. Écarter le MRC aujourd’hui, c’est leur meilleure arme pour voler les élections demain. Notre objectif dans l’opposition est clair : 0 député RDPC, 180 députés pour l’opposition, 300 mairies conquises.
MRC, ne vous endormez pas. L’ombre travaille contre vous pendant que vous célébrez une fausse victoire. Restez concentrés.





