L’ancien lion indomptable devenu président du syndicat des footballeurs camerounais( synafoc) dans cette sortie estime que les conditions salariales actuelles des joueurs évoluant dans le championnat camerounais menacent la survie des footballeurs professionnels au Cameroun. Il s’insurge par ailleurs sur le salaire minimum fixé unilatéralement par la fédération, notamment les 75 000 FCFA (environ 114 euros) par mois octroyés aux joueurs de Mtn Elite Two et de la Guinness Super League féminine.
« Le salaire minimum actuel est totalement incompatible avec la dignité et le statut d’un footballeur professionnel. Les joueurs ne sont même pas en mesure de couvrir leurs obligations quotidiennes et leurs besoins essentiels. En pratique, 75 000 FCFA par mois ne suffisent pas à faire vivre une seule personne, encore moins un athlète professionnel qui doit également subvenir aux besoins de sa famille.
Après avoir payé le logement et la nourriture, il ne reste pratiquement rien pour une alimentation adaptée, le transport vers les entraînements, les soins médicaux ou les urgences familiales. Cela plonge les joueurs dans une situation de survie et rend impossible le maintien des conditions physiques et mentales nécessaires à la pratique du football professionnel. Un salaire minimum juste et durable doit garantir un niveau de vie décent et permettre aux joueurs de se concentrer pleinement sur leur carrière, sans subir de difficultés financières.
Ces montants ne doivent pas être imposés unilatéralement par la Fédération. Ils doivent être déterminés à travers des négociations collectives et transparentes. Lorsque les clubs ne paient pas les salaires à temps ou ne les paient pas du tout cela peut mettre les familles sous une forte pression financière et priver les joueurs de tranquillité d’esprit.
Cette instabilité systémique affecte non seulement le moral des joueurs, mais peut également les rendre vulnérables à des influences négatives, notamment les manipulations de matchs. Si la FECAFOOT continue de refuser le dialogue, le SYNAFOC se réserve le droit de prendre toutes les mesures institutionnelles et syndicales nécessaires pour défendre les droits de ses membres, notamment en saisissant les instances compétentes de la FIFPRO et de la FIFA. »





