Le patriotisme et le nationalisme d’Anicet Ekane ne se focalisaient pas exclusivement, à la pelote politicienne, il était aussi selon cette sortie de Martin Camus Mimb un amoureux du ballon rond.
« Je ne sais pas si une fois j’ai rencontré le Président ANICET EKANE, et il ne s’est pas montré préoccupé des solutions à apporter à la gestion du football. Il n’y avait pas un match des Lions Indomptables auquel il n’assistait pas. Son patriotisme et son nationalisme, ne se limitaient pas à la sphère politico-politicienne. Sa vision du développement et de la libération de son pays était panoramique. D’ailleurs, tous ceux qui ont grandi avec lui à Douala comme les Milla et autres Joseph Antoine Bell, témoignent que son génie footballistique était du même tonneau que le leur. Mais ce jour à BAFOUSSAM, où il était avec le Collège Alfred Saker pour … un match de football, a changé son destin pour toujours. Il a assisté à l’exécution publique de Ernest Ouandié. Il a choisi de venger ce sang, et de laisser une carrière de footballeur qui lui tendait aussi les bras. Vous avez souvent perdu des supporters anonymes sans aucun hommage. Vous avez l’excuse de ne pas les connaître. Mais beaucoup d’entre vous ont croisé au moins une fois ANICET EKANE dans les tribunes ou joué avec lui. Vous n’avez pas d’excuses avec votre indifférence et votre silence, pour ce supporter majeur et reconnu pour sa passion pour le foot. Même pour ça, il mérite une fleur de reconnaissance ou de témoignage. L’histoire vous regarde. Je dois avouer que depuis lors, même la CAN est en pause dans mon esprit…Je ne sais pas quand je vais retrouver la force de ne plus en parler, mais je dois vous avouer que ma Can est déjà amère »





