Le village de Koumengba, dans la région de l’Ouest, a subi une violente attaque attribuée aux séparatistes anglophones dans la nuit du 9 au 10 mai. Ce raid a coûté la vie à un jeune homme et s’est soldé par l’enlèvement de treize civils. Cette nouvelle incursion souligne la vulnérabilité persistante des zones frontalières aux confins des régions en crise.
L’insécurité a de nouveau frappé la commune de Bangourain. Selon des témoignages concordants, un groupe d’hommes armés a mené une incursion éclair à Koumengba, semant la terreur parmi les populations civiles.
Le bilan de cette agression est lourd : un jeune villageois a été mortellement atteint par balle durant l’assaut. Dans leur repli, les assaillants ont forcé treize autres personnes à les suivre vers une destination inconnue, laissant les familles sans nouvelles de leurs proches.
Cette attaque rappelle la menace permanente qui pèse sur les localités de l’Ouest limitrophes des zones de conflit. Alors que les forces de défense se déploient pour tenter de retrouver les otages, cet événement repose avec acuité la question de la sécurisation des frontières administratives entre les régions francophones et anglophones du pays.





