Le chef de l’État a signé la circulaire préparatoire au budget 2027. Ce document stratégique prescrit une priorité absolue aux produits locaux dans la commande publique et interdit le lancement de nouveaux projets d’infrastructure pour achever les chantiers en cours. Dans un contexte international incertain, Yaoundé mise sur une croissance de 3,6 % et le strict contrôle des équilibres budgétaires.
Le cap est fixé pour l’exercice budgétaire 2027. Le président Paul Biya a signé le 12 octobre 2026 la circulaire relative à la préparation du budget de l’État, un document de 24 pages adressé au gouvernement qui trace la feuille de route économique du pays autour d’une double exigence : la rigueur de la dépense publique et la promotion des capacités nationales.
Face aux tensions géopolitiques mondiales, le cadrage macroéconomique vise une croissance globale de 3,6 %, portée par le secteur non pétrolier à plus de 4 %, une inflation contenue à 3,2 % et un déficit budgétaire maintenu à 2,7 % du PIB. Pour soutenir cette dynamique, l’exécutif érige l’import-substitution en règle de gestion : la commande publique devra accorder la priorité absolue aux biens et services locaux afin de stimuler la production nationale et préserver les réserves de devises.
En matière d’investissements publics, si la part réservée aux dépenses en capital est maintenue à au moins 30 % du budget conformément à la Stratégie nationale de développement (SND30), la consigne présidentielle est catégorique : il s’agit de finaliser les chantiers engagés. Pour les administrations accumulant des retards ou des passifs, aucun nouveau projet ne sera autorisé en 2027, la priorité allant à l’achèvement des infrastructures clés dans les transports, l’énergie et l’eau potable.
Sur le plan financier, l’État privilégiera la recherche de financements structurants sur les marchés internationaux, notamment à travers des mécanismes d’endettement adossés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Les arbitrages à venir lors de la session parlementaire consacrée à la loi de finances permettront de préciser la concrétisation de ces orientations stratégiques pour l’économie nationale.





