Alors que le président Paul Biya totalise 57 jours hors du pays, le ministre délégué à la Justice, Jean de Dieu Momo, rejette toute idée de vacance du pouvoir. Il affirme que le chef de l’État continue d’exercer ses fonctions depuis Genève, en plein cœur des vifs débats de la scène politique nationale.
Le débat sur la continuité institutionnelle s’intensifie au sommet de l’État. Alors que le président Paul Biya totalise 57 jours d’absence hors du territoire national, ce séjour prolongé continue de susciter de vifs remous et des interrogations au sein de la classe politique.
Face à la persistance de ces discussions, le gouvernement a tenu à clarifier sa position. Le ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Jean de Dieu Momo, a fermement écarté toute assimilation de cette absence à une vacance du pouvoir. S’appuyant sur une lecture juridique de la situation, il a souligné qu’« il existe une différence entre l’absence et la disparition », tout en estimant qu’une procédure judiciaire visant à constater une absence pourrait s’étaler de 10 à 20 ans avant d’aboutir à une décision définitive.
Le cadre constitutionnel mis en avant
Pour l’exécutif, la légalité institutionnelle n’est en rien compromise. Le membre du gouvernement a rappelé que les textes fondamentaux du pays encadrent strictement cette notion, la Constitution ne prévoyant une vacance de la présidence qu’en cas de décès, de démission ou d’empêchement définitif. Selon ses déclarations, le chef de l’État continue d’exercer l’intégralité de ses fonctions directement depuis Genève.
Si cette mise au point ministérielle tente de refermer la parenthèse des spéculations juridiques, elle met en lumière les crispations persistantes d’une scène politique camerounaise attentive au moindre battement de cœur de ses institutions. La gestion des affaires publiques à distance demeure ainsi un sujet d’actualité incontournable, dont les répercussions continueront d’animer le débat national.




