Cameroun : La famille se déchire pour l’organisation des obsèques du milliardaire Victor Fotso

Victor Fotso

Victor Fotso, l’un des plus grands industriels et milliardaires du Cameroun, est décédé le 20 mars 2020 dans un hôpital parisien à 94 ans. Près de deux mois après, c’est une sortie de l’une de ses filles qui vient révéler à l’opinion que la famille de l’ex-maire de Bandjoun, dans la région de l’Ouest, se déchire.

« Papa, tu n’as pas eu la fin que tu méritais. Mourir dans un hôpital parisien en pleine pandémie du coronavirus, loin du Cameroun, de Bandjoun et des tiens, agonisant seul, mal entouré tel que tu l’étais depuis que l’âge t’avait rattrapé », s’indigne Christelle Nadia Fotso dans une lettre publiée dans les réseaux sociaux.

Cette sortie a sans doute inspiré celle du révérend Stéphane Fotso quelques jours plus tard dans le journal Essingan. Pour le fils du plus célèbre milliardaire camerounais, la stature du défunt ne donne, pour l’instant, le privilège à aucune « catégorie de personnes, même de sa famille », de parler avec autorité de l’organisation des obsèques.

« Je ne suis pas bien placé pour donner avec exactitude la programmation des obsèques, parce que vous êtes sans ignorer que notre père n’était pas seulement notre père. Il était le père de toute une nation, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest », s’explique l’homme d’église.

« Clan ultra minoritaire »

A suite, les épouses mettent les divergences de la famille sur la place publique. Dans une correspondance adressée le 28 mai au gouverneur de l’Ouest, elles expriment leur étonnement d’avoir vu « débarquer à la résidence Fotso Victor une délégation formée des autorités de Bandjoun… pour la préparation des obsèques de notre époux ».

Ces épouses révèlent que le préfet a enlevé les scellés apposés sur les portes de la résidence et « emporté des objets sans le mandat de la famille ». Même si elles reconnaissent que l’autorité administrative est soutenue dans sa démarche par quelques enfants parmi la centaine laissée par le patriarche.

Or, préviennent les veuves, « personne, sans avoir reçu l’aval d’au moins la moitié de la famille, ne peut prétendre organiser les obsèques ». Pourtant, « un clan ultra minoritaire » a déjà arrêté la date du 20 juin pour les obsèques. Les épouses indiquent que cette date n’a pas été retenue de manière consensuelle par la famille.

Suffisant pour que certaines sources proches de la famille de Victor Fotso se convainquent qu’on est bien parti pour de longs tiraillements autour de l’organisation des obsèques. À moins que Paul Biya, le président de la République, dont le défunt pouvait se targuer d’être l’un des rares amis, n’intervienne.

 

Ecrit par Dominique Mbassi du journal Repère

 

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