À l’occasion de la Journée internationale de la paix, les Bataillons d’Intervention Rapide (BIR) ont opté pour la proximité en allant à la rencontre des populations. Du Sud-Ouest à l’Extrême-Nord, cette initiative portée par la hiérarchie militaire vise à consolider la cohésion sociale et à restaurer la confiance face aux défis sécuritaires.
La sécurité ne se décrète pas par les seules armes ; elle se construit aussi dans le dialogue et la confiance mutuelle. C’est le message fort qu’ont voulu porter les Bataillons d’Intervention Rapide (BIR) à l’occasion de la Journée internationale de la paix, en traduisant sur le terrain les orientations de leur Coordonnateur Général, le Général de Brigade.
Rétablir le lien et briser la peur
Dans la région du Sud-Ouest, le 6e BIR a choisi le terrain du sport pour marquer les esprits à Kumba. À travers une activité de cohésion menée au cœur de la cité, les éléments de cette unité ont adressé un signal clair en faveur de la paix et de la liberté de circulation. Face aux injonctions de « Ghost Towns » dictées par les groupes séparatistes, cette initiative a rappelé l’urgence d’un retour à la normale pour les activités quotidiennes des citoyens.
Résilience et protection dans l’Extrême-Nord
À l’autre extrémité du pays, dans la région de l’Extrême-Nord, la menace prend un autre visage avec les incursions sporadiques de la secte Boko Haram. Les formations du BIR y ont mené des actions de sensibilisation de proximité pour rassurer les communautés locales. L’objectif de ces échanges était d’encourager les habitants à la résilience et à demeurer dans leurs terroirs, en leur rappelant que la stabilité et la sécurité demeurent les leviers indispensables du développement local.
À travers ces actions civilo-militaires, les BIR veulent démontrer que l’efficacité d’une force de défense réside autant dans sa capacité à neutraliser la menace que dans son aptitude à tisser un pacte de confiance indéfectible avec les populations qu’elle protège. Une approche constructive qui redéfinit les contours du lien armée-nation au Cameroun.





