Cameroun : Maurice Kamto annoncé comme avocat dans l’affaire Fondation Ayah contre Ernest Obama, Vision4, Journal l’Anecdote et pasteur Success Nkongho

Maurice Kamto

Ernest Obama et les autres seront devant le juge le 09 juin pour répondre des accusations de « diffamation » et « propagation de fausses nouvelles » portées contre Ayah fondation, une ONG qui travaille aux cotés des victimes de la crise dans le NOSO.

La première audience avait été programmée pour le 12 mai 2020, mais 237actu.com a appris qu’aucun des accusés n’avait daigné se présenter.

En effet, Ayah Ayah Abine, président de la fondation qui porte son nom, a saisi le tribunal de première instance de Yaoundé, contre M Ernest Obama et Vision4 TV, Dr Success Nkongho, M. Frankline Njume, la plateforme de médias sociaux Ma kontri Pipo Dem’ et le journal l’Anecdote pour entre autres; « diffamation », « chantage », « propagation de fausses nouvelles ».

Le fils du juge à la retraite et ancien avocat général près la Cour suprême, reproche à ces personnes et structures sus-évoquées, d’avoir accusé sa fondation d’acheter les armes pour les acheminer aux sécessionnistes anglophones, luttant pour la partition le pays.

C’est le Dr Success Nkongho qui lance la polémique. Après s’être rendu aux autorités, l’ex terroriste ambazonnien, va sonner une violente charge contre la fondation Ayah. Le virulent separatiste repenti va alors affirmer que cette association humanitaire n’est qu’un soutien masqué des separatistes et le bras armé de la guerre dans le NOSO Sur sa page Facebook, il écrit : « C’est la fondation Ayah Paul qui nous livrait les armes sous le prétexte d’une ONG humanitaire …si nous avons pu convaincre plus de 87 personnes à regagner le Cameroun en quelques jours, imaginez ce qu’on peut faire en deux semaines et même un mois», avant d’ajouter que Paul Ayah Abine dans la guerre du NOSO, joue un rôle bien clé et trouble. L’ex ambazonien, devra alors, tout comme les autres, fournir les preuves de ses allégations.

Maurice Kamto pour piloter le collectif d’avocats.

La fondation peut compter sur le soutien du leader du MRC, Maurice Kamto, « Maurice Kamto va nous défendre comme avocat. Kamto porte notre dossier», avait indiqué Ayah Ayah. « Vous savez le Cameroun est béni d’avoir quelqu’un comme Maurice Kamto. Je pense que si ce dernier était malien, gabonais ou tchadien, on devait l’adorer dans les églises. Les chrétiens devaient érigés son effigie dans les églises. Malheureusement au Cameroun on a un talent pour détruire les grandes personnalités. Je suis heureux d’annoncer qu’il sera dans mon conseil», avait-il ajouté.

Par ailleurs, des sources indiquent que cette affaire pourrait aussi être portée à la CPI, du fait que la fondation a un statut internationale, reconnu dans plusieurs pays à l’étranger, notamment aux USA où il est légalisée.

Partager l'article:
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie:

Portée par Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé, l’équipe de France a éliminé le Maroc (2-0) ce jeudi 9 juillet lors des quarts de finale du

Suite au meurtre atroce d’une fillette de 11 ans à Yaoundé, les autorités camerounaises passent à l’offensive. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji,

La légitimité de Maurice Kamto à la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) est au cœur d’une bataille judiciaire. Ce jeudi 9

Le couperet est tombé pour Willy Mengue. Réuni le 7 juillet à Yaoundé, le Directoire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun a officialisé l’exclusion

Le Service des Recherches Judiciaires a mis fin aux activités de deux usurpateurs d’identité au quartier Afanoyoa. Les suspects, qui se faisaient passer pour des

Dans un récent article, dans ce qui convient désormais d’appeler « L’affaire Baboke » qui relève du dépôt d’un faux décret présidentiel nommant un vice-président