Cameroun : Paul Mahel félicite la Ministre Célestine Ketcha Courtes avant de la tacler modérément

Paul Mahel

C’est à un réel jeu de pingpong que se livrent les personnalités publiques du Cameroun. Entre attaques et répliques les cibles et les francs-tireurs ne se comptent plus.

« Une fois de plus comme c’est très souvent le cas, quand on apprécie le congolais, il casse la guitare ».

Ancien Directeur Afrique-centrale de la chaine de télé VoxAfrica, Paul Mahel, visiblement perdu entre le brillant parcours et les récents agissements de la nouvelle Ministre de l’habitat et du développement urbain, s’interroge sur sa capacité à reproduire sur l’ensemble du territoire national le travail distingué qu’elle a abattu en tant que maire dans la commune de Bangangté.

Grâce à la vision et au dynamisme de sa Maire, Bangangté était citée comme modèle à travers tout le pays à cause de l’excellente tenue de sa voirie.

L’autre sujet de satisfaction est que Célestine Ketcha Courtes est un pur produit Made in Cameroun pour avoir fait toutes ses études (Bac A4, BTS Techniques commerciales, DES Commerce et Economie) au pays, même si la flèche de cupidon qui va transpercer son cœur viendra plutôt de l’hexagone.

L’évocation de son nom inspire le respect même chez ses adversaires politiques, elle qui réussit à faire arborer le pagne du RDPC à Ségolène Royal.

Son travail remarquable à Bangangté lui a valu la reconnaissance de ses paires qui l’ont porté en 2015 à la présidence du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA). Ça n’a donc surpris personne que le Chef de l’État lui demande de faire à l’échelle nationale ce qu’elle faisait si bien à Bangangté.

Il y a quelques jours, Mme la ministre, sans doute dépitée par l’Etat très peu pittoresque de la voirie de la capitale, a eu la « brillante » idée de faire venir les camions de nettoyage de Bangangté pour curer les artères de Yaoundé. J’ai beau réfléchir j’ai du mal à comprendre d’où lui est venue cette idée.

Doit-on comprendre que ces camions sont les siens et non ceux de la commune ? Est-ce à dire que maintenant qu’elle réside à Yaoundé, Bangangté peut redevenir poubelle ? Confirmant donc le fameux «Quand Yaoundé respire…».

Doit-on lui rappeler qu’elle n’est pas ministre de sa communauté ou de sa ville de résidence mais plutôt… Ministre de la République du Cameroun. Ça veut dire que désormais elle est en charge de l’habitat et du développement urbain des 475 442 Km2 de notre territoire.

Ça veut simplement dire que si l’option choisie c’est de faire voyager les camions, autant lui dire que Douala, Kribi, Bertoua, Meiganga, Garoua…bref toutes les villes et même les villages du pays attendent les camions de Bangangté.

Une fois de plus comme c’est très souvent le cas, quand on apprécie le congolais, il casse la guitare.

Paul Mahel

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