Arrivée vendredi soir à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, Sarah Mullally, première femme à diriger la Communion anglicane mondiale, a été accueillie par le ministre Paul Atanga Nji. Elle entame un séjour pastoral de cinq jours au Cameroun, après une étape remarquée au Ghana.
Le paysage religieux camerounais vibre au rythme de la diplomatie spirituelle. Moins de trois mois après la visite apostolique du pape Léon XIV, c’est au tour de la cheffe spirituelle de la Communion anglicane mondiale de fouler le sol national pour une série de rencontres de haute portée.
Une arrivée sous le sceau de l’histoire
Accueillie sur le tarmac par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, par ailleurs en charge des questions religieuses, la prestigieuse hôte était entourée de hauts responsables de l’Église anglicane locale et de diplomates britanniques. Pour sa toute première visite au Cameroun, Sarah Mullally endosse un double symbole : celui de la continuité pastorale et celui de l’histoire, étant la première femme à occuper la charge d’archevêque de Canterbury.
La prélat britannique arrive directement du Ghana, où son agenda de cinq jours a été marqué par un dialogue soutenu avec les autorités gouvernementales, une communion étroite avec les fidèles locaux et un pèlerinage mémoriel poignant sur un site historique lié à la traite négrière.
Un parcours stratégique à travers le pays
Pour ce séjour de cinq jours qui s’achèvera mardi, le programme s’annonce dense. Après l’étape institutionnelle de la capitale politique, l’archevêque mettra le cap sur les métropoles et localités de Douala, Buea et Limbe. Ces différentes escales permettront à la dirigeante anglicane de mesurer la vitalité de sa communauté et de renforcer les liens unissant l’Église anglicane locale aux instances universelles de la Communion.
Alors que les questions de foi et d’inclusion continuent d’animer les débats mondiaux, le passage de Sarah Mullally au Cameroun rappelle la place singulière qu’occupe le pays dans l’accueil des grands dignitaires religieux internationaux. Entre ferveur des fidèles et écho diplomatique, l’institution ecclésiastique britannique marque ainsi un ancrage fort en Afrique centrale.




