Charles Ndongo dénonce l’arrogance des journalistes actuels

Lors de la dédicace du livre de Haman Mana et Valentin Siméon Zinga ce 24 octobre à Yaoundé, Charles Ndongo, Directeur général de la CRTV, a prononcé  un discours sur l’humilité dans le journalisme. Le patron du média à capitaux publics, la Crtv,  déplore l’arrogance croissante des journalistes modernes, en opposition aux valeurs d’humilité incarnées par des figures comme Pius Njawe et Henri Bandolo.

Lire le discours de Charles Ndongo :

« Je voudrais dire que ce qui m’étonne aujourd’hui dans cette profession, qui était, paraît-il, au début du 20e siècle, considérée comme le plus beau métier du monde.

Ce qui m’étonne aujourd’hui, c’est précisément ce qui est valorisé dans cet ouvrage [de Haman Mana et Valentin Siméon Zinga, Ndlr].

Valentin et Haman décrivent Pius Njawe comme leur modèle, d’une certaine manière, comme quelqu’un qui était étonnant d’humilité. Et cela me rappelle une autre figure qui a été mon modèle à moi, Henri Bandolo . J’ai eu le privilège de l’accompagner en France dans ces quelques rédactions : la rédaction du Monde, la rédaction de Libération, la rédaction de France Inter.

 

J’ai assisté avec lui à une émission qui s’appelait 12-14 à la rédaction de France Inter, présentée par un grand journaliste, Claude Guillaumin. Et je l’ai vu faire ce que je voulais faire en arrivant [à cette dédicace, Ndlr] avec un calepin à la main.

L’émission s’appelait 12-14. Et j’ai vu le monstre sacré Henri Bandolo – J’étais assis derrière lui – passer deux heures à prendre les notes. Je l’ai vu ici, à sa maison de Bastos, suivre L’HEURE DE VÉRITÉ avec le même réflexe, calepin à la main, notant les belles expressions. Et cela m’a rendu encore plus heureux.

Ce qui m’étonne aujourd’hui, c’est que cette humilité n’existe plus chez les journalistes. Le premier qui se lève et devenu Henri Bandolo, est devenu Pius Njawé – soit dit en passant, je n’ai pas toujours été d’accord avec Pius Njawé. Oui, tout le monde le sait.

Ce manque d’humilité a quelque chose d’exaspérant et de malheureux. Les journalistes sont devenus extrêmement arrogants. Comme s’ils avaient la science infuse.

Mes chers amis, apprenons à être un peu plus humbles. Cela contribuera à nous grandir.

J’ai été très heureux de faire partie de l’équipe qui donne envie de lire cet ouvrage. »

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