À l’approche de sa Convention nationale à Odza, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) fait face à une fronde interne menée par Willy Mengue. Entre signalement auprès de l’autorité administrative et recours en justice, la bataille politico-juridique s’intensifie autour de la légitimité des instances et de la tenue de l’événement.
La tension ne faiblit pas au sein de l’opposition camerounaise. À quelques semaines de la Convention nationale du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), prévue le 17 octobre 2026 à Odza dans l’arrondissement de Yaoundé IV, les dissensions internes s’étalent au grand jour sur la scène administrative et judiciaire.
À l’origine de cette nouvelle escalade, une sortie de Willy Mengue, qui se présente comme conseiller régional et militant. Dans une correspondance officielle enregistrée le 29 septembre 2026 auprès de la sous-préfecture de Yaoundé IV, celui-ci a officiellement signalé des « tensions internes et des risques de troubles à l’ordre public » liés à la préparation de cette grand-messe politique. Une démarche visant à alerter l’autorité administrative sur le climat qui entoure l’événement.
La réplique du parti n’a pas tardé. Par l’entremise de son conseil, Me Emmanuel Simh, le MRC a rapidement saisi le sous-préfet pour lui transmettre des documents officiels, tout en contestant formellement la qualité de membre de Willy Mengue. Une sommation interpellative lui a d’ailleurs été notifiée, la formation politique arguant que l’intéressé n’a plus qualité pour agir ou s’exprimer au nom de l’organisation.
Parallèlement à ce bras de fer administratif, le front judiciaire reste particulièrement actif. Un collectif emmené par Willy Mengue, aux côtés de Sébastien Mbala Wouria et Georgette Laure Kamegne, a interjeté appel devant la Cour d’Appel du Centre. Cette requête vise à contester l’ordonnance de référé rendue le 17 septembre 2026 par le président du Tribunal de Première Instance de Yaoundé-Ekounou.
Entre batailles de procédures, contestations de représentation et vigilance administrative, le MRC aborde ses échéances internes dans un climat sous haute tension. À l’épreuve des faits, la capacité du parti à préserver son unité institutionnelle face aux soubresauts juridiques constituera un test déterminant pour son avenir politique immédiat.





