72% des femmes enceintes dans la région du sud Cameroun bénéficient de la Couverture Santé Universelle (CSU), 02 ans seulement après sont introduction auprès des ménages.
Une tendance confirmée par des chiffres rendus publics lors du Café scientifique tenu vendredi 12 décembre 2025 au Centre Multifonctionnel de Promotion des Jeunes (CMPJ) d’Ebolowa à l’occasion de la Journée Internationale de la Couverture Santé Universelle (CSU) célèbrée cette année sous le thème : 《Des coûts de santé inabordables ? On en a assez !》.
Autour du Délégué Régional de la Santé Publique pour le Sud Charles YOPNDOÏ et du point focal régional, des responsables sanitaires, quelques bénéficiaires, des prestataire et des sectoriels ainsi q’une forte présence des médias. Ensemble, il feront l’état des lieu de la CSU dans la région depuis son lancement en 2023 jusqu’à date en notant les avancées et les difficultés rencontrées avant de se projeter sur les prochaines années.

《Il s’agit d’une politique de santé gouvernementale qui consiste en la levée des contraintes financières sur un panier de soins offert dans les Formations Sanitaires (FOSA) accréditées jouissant d’un plateau technique adéquat 》: nous révélera le Délégué Régional Charles YOPNDOÏ.
Une prise en charge rendu possible grâce à une politique d’enrôlement auprès des ménages s’agissant des femmes enceintes et des nouveau-nés avec le soutien financier et technique à la coopération Allemande à travers son agence la GIZ ainsi que l’AFD tous deux versés dans le Projet d’appui à la CSU, un appui qui renforce les capacités locales à offrir des soins de qualité, accessibles à toutes et à tous.
Dans la région du sud, jusqu’au 31 novembre 2025, on dénombrait 204 244 personnes couvertes par la CSU dont les femmes enceintes, les enfants de 0 à 5 ans, les personnes vivants avec le VIH ou atteints de la Tuberculose et enfin celles souffrants d’insuffisance rénale. Un package de services préventifs, curatifs, palliatifs, de réadaptation et de promotion de la santé accessibles à toutes les couches sociales, quelque soit l’air de santé.
Arrivé au bout de 02 ans de cheminement, la CSU a montré un certain nombre de failles que les acteurs et les parties prenantes ont évoqué en salle. Des difficultés liées notamment au plateau technique car les prestations doivent respecter des normes standards de qualité pour être efficace et leurs coûts abordables soit 6000 Frs CFA l’an par habitant.

Hormis la qualité du plateau technique, nous pouvons évoquer les alinéas technologiques, les retards de payement pour ce qui concerne le remboursement des prestations dans les FOSA et enfin La diffusion de l’information par les médias.
Pour cette dernière, le Minsanté et l’Association des Journalistes Scientifiques et Communicateurs pour la Promotion de la Santé (AJC Prosanté) ont établi une collaboration et travaille depuis ensemble pour faire connaître les produits de la CSU auprès du public et des ménages grâce à un numéro vert le « 8506 » gratuit chez tous les opérateurs de téléphonie mobile.
Aujourd’hui, les résultats sont visibles et grâce Grace au « chèque santé » un produit de la CSU, les Formations Sanitaires (FOSA) maîtrisent mieux comment déclarer un décès s’agissant des nouveau-nés. Les chiffres révèlent en effet qu’entre 2023 et 2024 les mortalités néonatales ont fortement chuter en passant de 5,6 à 1,4%. Des résultats encourageant grâce à l’écoute citoyenne qui place le bénéficiaire au centre pour la remontée de l’information, soit en moyenne 148 interactions enregistrées depuis lors avec le centre d’appel.





