Face à la requête de Cabral Libii invitant le chef de l’État à nommer un vice-président, Léon Theiller Onana monte au créneau. L’acteur politique estime que cette revendication constitue une fausse piste pour l’avenir institutionnel du pays.
La scène politique nationale continue d’agiter le landerneau autour de l’architecture des institutions. Suite à la sortie du président du PCRN demandant au président de la République de désigner un vice-président conformément à la Constitution, la réplique critique n’a pas tardé à se faire entendre.
Pour Léon Theiller Onana, le Cameroun n’a nullement besoin d’une telle nomination au sommet. Loin d’y voir une avancée, il y perçoit plutôt un artifice de nature à « prolonger un système à bout de souffle ». L’homme politique recentre le débat sur les véritables urgences démocratiques : « Le vrai combat est ailleurs : reprendre démocratiquement le Parlement et les collectivités territoriales, faire tomber les verrous qui bloquent le développement et rendre au peuple le contrôle de son destin ». Selon lui, le véritable changement ne saurait résulter d’un simple décret présidentiel, mais bien d’une reconquête profonde des espaces de représentation locale et nationale.
À l’heure où les acteurs politiques multiplient les propositions pour dynamiser l’appareil étatique, cette mise au point met en lumière les divergences stratégiques quant aux méthodes à privilégier pour réformer durablement le pays.





