La guerre des réseaux sociaux autour de la gestion de la FECAFOOT prend une tournure malsaine. Face aux attaques personnelles visant le Pr Mathias Éric Owona Nguini, Ernest Obama appelle ses soutiens au calme. L’ancien porte-parole, tout en reconnaissant sa part de responsabilité, dénonce des dérives inadmissibles qui desservent, selon lui, l’image du président de la fédération.
Le débat sportif au Cameroun a franchi une ligne rouge. Suite aux critiques du professeur Mathias Éric Owona Nguini sur la non-qualification des Lions Indomptables au Mondial 2026, la réaction d’une frange de partisans de Samuel Eto’o a viré au lynchage médiatique. Pour Ernest Obama, cette ferveur militante a basculé dans une forme de dévotion excessive, devenue contre-productive.
Une critique qui perd sa raison
Invité sur le plateau d’A1 TV, l’ancien journaliste n’a pas caché son malaise face à la tournure prise par les échanges. « Il y a comme une sorte de déification », a-t-il concédé, assumant une part de responsabilité dans cette culture de l’idolâtrie.
Plus grave encore, le débat a quitté le terrain des idées pour s’immiscer dans l’intimité des personnes. Obama s’est particulièrement insurgé contre les attaques ciblant la vie privée du professeur, notamment sur sa vie de famille. « À quel moment la raison devient-elle inopérante au point qu’on en arrive à parler de la fécondité de quelqu’un ? », s’est-il interrogé, précisant que Samuel Eto’o lui-même ne cautionnerait probablement pas de telles bassesses.





