Dans cette sortie, le directeur de campagne d’Issa Tchiroma répond au premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) qui avait dit dans une sortie qu’il le considérait comme un : « menteur » relativement aux pourparlers entre son leader et Maurice Kamto.
Sortie de Mamadou Mota
«Dr Chris Maneng’s, le menteur…
Quel spectacle fascinant que celui de la contrition tardive des mercenaires déchus.
Tu es le portrait parfait du révolutionnaire de bar, de ceux qui, au moment de monter au front, préfèrent le confort de l’anonymat et l’ombre des rideaux tirés. Monsieur joue les fiers à bras sur Facebook, mais lors de la campagne, il pratiquait l’art de l’esquive avec une agilité que même un gymnaste olympique lui envierait.
Sa spécialité ? L’appétit financier inversement proportionnel à son talent. Demander des fortunes pour une mission que l’on est incapable d’accomplir ne relève plus de l’incompétence, c’est un art lyrique. Monsieur est un ténor de la facture, mais un muet de l’action.
Quant à tes dénégations flippantes sur Ekane, elles ne sont que les soubresauts d’une conscience aux abois. Venir aujourd’hui parler de « vie misérable » et de « guetteur de prime » quand on a passé sa campagne à tendre la main en tremblant de peur d’être vu, c’est le comble du baroque.
Ekane RIP ne m’a jamais donné d’instructions. Tu n’étais rien comparé lui pour qu’il passe des instructions qu’un bras cassés comme toi donnerai à un président de parti. Ça montre la vacuité de ton inculture.
Mon cher, il y a deux types de personnes dans une élection : ceux qui font l’histoire et ceux qui font les poches. Vous avez choisi votre camp, celui de la petite caisse.
Retournez donc à votre discrétion de couloir ; le silence est la seule dignité qui reste à ceux qui ont vendu leur courage avant même d’avoir commencé à servir.»
Riposte du Dr Chris Manengs
« Mamadou Mota Mon cher,
Va te renseigner sur ce qu’on appelle un spin doctor. Ce sont des acteurs de l’ombre, qui restent volontairement dans l’ombre pour mieux opérer.
Si, durant toute la campagne, tu ne m’as jamais rencontré une seule fois, si tu ignores même qui était réellement l’homme-clé de la campagne Tchiroma — celui par qui passaient tous les messages, toutes les analyses destinées à expliquer à Anicet pourquoi l’Union pour le Changement devait soutenir Bello parce qu’il était mieux implanté — alors tu comprendras que tu n’étais, à ce moment-là, qu’une marionnette qui a encore beaucoup à apprendre.
Peut-être que ton seul champ de bataille, ce sont les réseaux sociaux. Moi, je ne cherche pas à être connu de toi. Ceux qui me connaissent sont précisément ceux qui ont la capacité de s’offrir mes services.
Tu n’étais tout simplement pas assez pertinent pour qu’il soit nécessaire de discuter avec toi.
Mon expérience et mon expertise dépassent largement ce que tu peux imaginer, et je le prouve encore aujourd’hui quand je t’incite à me réserver tout un poste. Tu comprends donc très bien qui contrôle réellement le récit. Et rien que cela devrait t’aider à comprendre pourquoi ma campagne a réussi.
Comme je l’ai déjà dit, tu es jeune et tu as beaucoup de potentiel. Tu as de l’avenir. Tu as simplement besoin de plus t’affirmer.
Je te souhaite sincèrement le meilleur, mon cher frère.»





