En exil en Gambie, Issa Tchiroma promet un retour « très bientôt »

Se présentant comme le président élu à l’issue de la présidentielle du 12 octobre 2025, Issa Tchiroma promet qu’il revient bientôt.

Malgré le fait qu’il soit en exil, Issa Tchiroma Bakary, refuse de capituler.  L’ancien ministre de la communication s’est adressé aux Camerounais à l’occasion des  vœux de fin d’année, dans un message daté du 31 décembre 2025.

Dans cette déclaration, Issa Tchiroma a appellé ses partisans à garder confiance et assure : « je serai très bientôt parmi vous », exhortant ses partisans  à ne pas « douter un seul instant » de l’issue du combat politique engagé.

Un exil assumé après la crise post-électorale

La sortie de l’opposant, leader du FSNC intervient alors qu’il vit en exil en Gambie depuis environ deux mois. Après avoir quitté le Cameroun fin octobre, d’abord vers le Nigeria, Issa Tchiroma Bakary aurait ensuite été officiellement accueilli à Banjul, capitale gambienne. Il affirme avoir échappé à une arrestation en lien avec la  crise post-électorale, déclenchée par sa revendication de victoire.

Malgré l’éloignement, le leader politique assure ne pas renoncer à son ambition présidentielle.

Dans son message, Issa Tchiroma évoque l’existence d’un travail de fond en cours, sans en dévoiler les contours :

« Le plan qui porte la vision et le projet de société du Cameroun de demain est bel et bien en marche, et il avance grâce à un travail discret, rigoureux et sans relâche. »

Il se dit également déterminé à poursuivre sa mission politique :« Je demeure fermement engagé dans ma mission qui est de servir le peuple camerounais. Votre confiance ne sera jamais trahie. Votre voix ne sera jamais réduite au silence. »

Ancien ministre des Transports dans les années 1990, puis ministre de la Communication en 2009 et ministre de l’Emploi à partir de 2019, Issa Tchiroma Bakary avait créé la surprise en juin 2025 en démissionnant du gouvernement pour se porter candidat contre Paul Biya à la présidentielle.

Les résultats officiels l’ont classé deuxième avec 35 % des voix, derrière Paul Biya crédité de 53 %. Des chiffres qu’il conteste, affirmant avoir remporté un scrutin qu’il juge entaché de fraudes massives.

 

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