L’inauguration du nouveau siège de la Fédération camerounaise de football alimente une vive controverse au sein de l’opinion publique. L’absence notable du capitaine des Lions Indomptables, Vincent Aboubakar, sur les fresques murales dédiées aux figures historiques du football national, suscite l’incompréhension générale. Observateurs et supporters s’interrogent désormais sur les critères de sélection choisis par l’instance faîtière.
C’est une affaire qui fait grand bruit dans les cercles sportifs de la capitale et bien au-delà. Quelques jours seulement après la mise en service du nouveau joyau architectural de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), les hommages visuels rendus aux gloires du football camerounais se trouvent au centre d’un intense débat. L’étincelle est venue d’une publication du média spécialisé Vitrine Sportive, mettant en lumière l’omission de Vincent Aboubakar sur les tableaux d’honneur de l’institution.
Pour le public et la presse sportive, cette absence est difficile à décoder. Vincent Aboubakar n’est pas un joueur ordinaire : il est le capitaine en exercice de la sélection nationale et le deuxième meilleur buteur de l’histoire des Lions Indomptables, juste derrière Samuel Eto’o.
Des critères de sélection sous le feu des critiques
Au-delà du cas de l’actuel capitaine, la polémique s’élargit et touche d’autres figures marquantes du football camerounais. Les observateurs pointent également l’absence d’anciens internationaux de premier plan, à l’instar de l’emblématique gardien de but Joseph-Antoine Bell ou encore de Fabrice Ondoa, artisan majeur du sacre continental de 2017.
Cette situation pousse de nombreux passionnés et analystes à s’interroger publiquement sur l’objectivité de la Fecafoot. Pour plusieurs observateurs de notre football, les choix iconographiques de la fédération semblent être influencés par des dynamiques relationnelles internes plutôt que par la stricte reconnaissance des états de service sur le terrain. L’idée que des divergences personnelles puissent occulter le mérite sportif sur les murs de la « maison du football » passe mal auprès des supporters.
Vers une nécessaire clarification de l’instance faîtière ?
En ne sacralisant pas l’ensemble des acteurs ayant écrit les plus belles pages de son histoire, la Fecafoot s’expose à des accusations de partialité qui contrastent avec l’esprit de rassemblement que devrait incarner ce nouveau siège. Dans un pays où le football est une religion d’État, la mémoire sportive reste un sujet d’une sensibilité extrême.
Alors que le débat continue d’enflammer les plateaux de télévision et les réseaux sociaux, l’opinion publique attend désormais de savoir si l’instance dirigeante du football camerounais réagira à cette vague d’indignation, ou si elle maintiendra sa ligne actuelle en laissant ces figures incontournables à la porte de son Panthéon.





