Représentant le président Paul Biya à la 77ᵉ session du Comité exécutif du HCR à Genève, le ministre de l’Administration territoriale a appelé la communauté internationale à intensifier son soutien financier. Confronté à l’accueil de plus d’un demi-million de personnes déplacées, le Cameroun plaide pour un partage équitable de la charge humanitaire et la promotion de retours volontaires sécurisés.
La voix du Cameroun s’est fait entendre à Genève à l’ouverture de la 77ᵉ session du Comité exécutif du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Mandaté par le président Paul Biya, le ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji Paul, a porté la position de Yaoundé face à l’érosion continue des financements humanitaires mondiaux.
Acteur clé de la stabilité régionale, le Cameroun abrite actuellement sur son territoire environ 500 000 réfugiés et 20 000 demandeurs d’asile, principalement issus des pays limitrophes. Un effort d’hospitalité constant qui pèse lourdement sur les finances et les infrastructures publiques locales, au moment où la mobilisation financière internationale enregistre une baisse sensible.
À la tribune de l’ONU, le ministre a rappelé que la protection des populations vulnérables ne saurait reposer uniquement sur les pays hôtes. Le gouvernement camerounais sollicite des partenaires internationaux une traduction concrète de leurs engagements par des ressources adéquates, tout en préconisant le renforcement des capacités opérationnelles du HCR dans le cadre du Pacte mondial sur les réfugiés.
Fidèle aux orientations fixées en 2016 lors du Sommet de New York, Yaoundé réaffirme son attachement au retour volontaire des personnes déplacées dans leurs nations d’origine, dès lors que les conditions de sécurité et de dignité sont réunies. Une posture diplomatique constante qui rappelle qu’en matière d’action humanitaire, la solidarité internationale doit se mesurer à l’aune des actes et des moyens mobilisés.





