Acculé par la justice et désavoué par le sommet de l’État, Georges Gilbert Baongla vit ses heures les plus sombres. Tandis que le Lieutenant-Colonel Dieudonné Bialo l’attend ce 28 avril pour des faits de diffamation, des révélations policières confirment qu’Etoudi lui a retiré tout crédit. Entre un communiqué de défense ambigu et des rumeurs d’exil clandestin, l’étau se resserre irrémédiablement sur le président du Parti Républicain.
La révélation de ce dimanche n’augure rien de bon pour Georges Gilbert Baongla. Sur le plateau de l’émission Canal Presse sur Canal 2 International, le présentateur Bouba Ngomna a lâché une bombe informationnelle. Selon les confidences d’un commissaire de police principal, la présidence de la République a officiellement sommé l’intéressé de cesser toute usurpation de parenté : « La présidence de la République avait déjà demandé à Georges Gilbert Baongla de ne plus se présenter comme le fils du chef de l’État. Et lui-même le sait ».
Ce désaveu du Palais de l’Unité tombe au pire moment pour le président du Parti Républicain. Ce dernier est attendu demain, mardi 28 avril à 10h, devant les enquêteurs du Service central de recherches judiciaires de la Gendarmerie nationale. La convocation, signée par le Lieutenant-Colonel Dieudonné Bialo, vise des faits graves de cybercriminalité et de diffamation.
Pourtant, le Dr Baongla semble avoir choisi la politique de la chaise vide. Dans un communiqué officiel (n°003/2026/YDE/CAM), il affirme avoir découvert sa convocation via les réseaux sociaux : « J’ai été surpris de recevoir […] une sommation que je n’ai pas personnellement collectée ». Arguant d’un voyage professionnel imprévu, il ajoute que ses obligations « l’empêchent de se conformer à la sommation ». Une ligne de défense qui peine à convaincre alors que ses détracteurs, à l’instar du média Le Courrier du Cameroun, soupçonnent une tentative de sortie clandestine du territoire pour échapper au Secrétariat d’État à la Défense (SED).
L’homme, dont la carte d’identité rappelle ses racines à Bamenda, se retrouve aujourd’hui pris en étau. D’un côté, le rempart symbolique de sa « filiation » s’effondre sous le poids des précisions policières ; de l’autre, la gendarmerie resserre ses filets. Tandis que son entourage appelle au calme, la capitale bruisse de rumeurs sur sa localisation réelle. Demain, l’absence ou la présence de Georges Gilbert Baongla dans les bureaux du Lieutenant-Colonel Bialo marquera sans doute un tournant décisif dans ce feuilleton qui mêle secrets d’État et dérives numériques.





