Inauguration siège Fecafoot : L’attitude questionnable d’Eto’o envers le gouvernement

Dans cette sortie du lanceur d’alerte Shance Lion, il revient sur le comportement du président de la Fédération camerounaise de football Samuel Eto’o hier mercredi à Yaoundé lors de l’inauguration du nouveau siège de cette fédération.

« 𝐌𝐞𝐫𝐜𝐢, 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞.  Merci d’être l’homme d’État que vous êtes. 𝐉𝐞 𝐯𝐚𝐢𝐬 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞𝐫 la différence entre un homme d’État et un politicien : le politicien pense constamment aux élections, tandis que l’homme d’État pense avant tout au bien des Camerounais »

Après avoir EXPLIQUÉ ça donc au PREMIER MINISTRE DU CAMEROUN DE PAUL BIYA, Qui est donc le POLITICIEN ? Puisque DION NGUTE est HOMME D’ÉTAT ? Comme le POLITICIEN pense aux élections, est-ce à dire qu’il s’agit du Président Paul Biya ?? Puisque c’est lui qui a été élu par la voie des ÉLECTIONS…

C’est-à-dire que la Familiarité et le Copinage, fait Un ETO’O, en arrive et à le courage devant les caméras du monde entier, à expliquer à une personnalité, haut fonctionnaire, ANCIEN DIRECTEUR DE L’ENAM, ACTUEL PREMIER MINISTRE DU CAMEROUN DE PAUL BIYA, CHEF DU GOUVERNEMENT, la Différence entre un POLITICIEN et un HOMME D’ÉTAT ???

Bref, Il y a des phrases qui, dans le contexte camerounais, dépassent largement le simple cadre des remerciements protocolaires.

Franchement, je ne sais pas si à leur époque, Iya Mohammed, Tombi A Roko Sidiki ou encore Seidou Mbombo Njoya auraient pu s’adresser publiquement à un Premier ministre camerounais avec un ton aussi direct, aussi personnel et surtout aussi chargé de sous-entendus.

Imaginez seulement un ancien président de la FECAFOOT pouvait parler ainsi à Philemon Yang, Peter Mafany Musonge ou Simon Achidi Achu devant un parterre étrangers…?? Devant les Caméras ?? Tu vas apprendre quoi à qui ?

Ça devait commencer comment ?

Avec Samuel Eto’o, le football camerounais est entré dans une autre dimension celle où le président de la FECAFOOT ne parle plus seulement comme un dirigeant sportif, mais comme un véritable acteur politique, qui influence les hommes politiques.

Le problème avec Mon Nyandom, c’est que dès que tu lui donnes le micro, il transforme souvent un simple discours en démonstration de force psychologique.

Parce qu’au fond, derrière les compliments adressés au Premier ministre Joseph Dion Ngute, le vrai message semblait être ailleurs : « Je connais les rapports de force. Je connais ce qui se passe dans les coulisses. Et vous savez que je le sais, nous avons fait des choses ensemble… »

La phrase : « Et je sais pourquoi je le dis, tout comme vous le savez », n’est pas une simple formule de politesse. C’est une phrase lourde de sens, presque codée, qui laisse entendre l’existence de batailles internes, de soutiens discrets, de secrets politiques et de rapports de pouvoir que le grand public ne maîtrise pas forcément.

Un jour, peu après sa nomination à la Primature, Ephraim Inoni avait lancé une petite opération discrète mais hautement symbolique : chaque matin, il sillonnait personnellement les entrées des ministères et faisait fermer les portes à 8h précises.

Quelques mois plus tard, je lui avais demandé pourquoi cette opération avait disparu. Il avait simplement souri avant de répondre : « Shance, quand tu prends fonction quelque part, pose des actes qui te font habiter ta nouvelle fonction. Si tu ne le fais pas, les gens vont marcher sur toi ». Cette phrase résume beaucoup de choses sur l’exercice du pouvoir au Cameroun.

Parce qu’au fond, dans notre environnement administratif et politique, L’AUTORITÉ ne REPOSE PAS UNIQUEMENT sur un DÉCRET DE NOMINATION. Elle se construit aussi dans les symboles, la distance, le langage, les codes et la manière dont les autres perçoivent ton pouvoir. Or, Samuel Eto’o casse volontairement beaucoup de ces codes.

Il donne l’impression de considérer même les plus hautes autorités comme des camarades de vestiaire. Et lorsqu’il dit publiquement au Premier ministre : « Et je sais pourquoi je le dis, tout comme vous le savez », beaucoup n’entendent pas seulement un compliment. Ils entendent surtout une phrase qui sous-entend : « Nous avons des discussions privées. Nous partageons certaines réalités. Et moi, je peux le rappeler publiquement ».

Dans un pays où la culture du pouvoir repose énormément sur la retenue, le non-dit et le secret, ce genre de sortie choque forcément une partie de l’opinion. Parce qu’au Cameroun, traditionnellement, on protège la majesté des fonctions. On évite d’exposer publiquement une trop grande proximité avec le sommet de l’État. Certaines choses restent dans les salons feutrés du pouvoir, loin des micros et des caméras.

Mais Samuel Eto’o fonctionne différemment il transforme souvent la parole publique en instrument de rapport de force, presque en démonstration d’influence.

Comme on dit chez nous à Balengou, c’est la patate, qui avait accepté, que l’on la mange cru… C’est le PATER là, qui a donné l’occasion au MBINDI là de s’adresser à lui ainsi… Le MBINDI croit que le PATER là, c’est son dure poto…

NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale de 237actu.com.

 

 

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