Jacques Fame Ndongo soutient mordicus que Paul Biya est bel et bien candidat à la prochaine présidentielle.
Interrogé par RFI, le ministre d’État Jacques Fame Ndongo a indiqué avec certitude que Paul Biya sera le candidat du RDPC à la présidentielle de 2025. Une sortie tranchante, à contre-courant de la prudence affichée par d’autres voix officielles.
Le doute n’existe plus pour Jacques Fame Ndongo. Invité sur les ondes de Radio France Internationale (RFI), le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur et porte-parole du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), a déclaré sans détour : « Paul Biya est le candidat du RDPC à la présidentielle. Tout le reste n’est que supputation» .
Cette déclaration intervient au lendemain d’une position plus nuancée tenue par René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, qui estimait que « l’hypothèse d’une candidature de Paul Biya restait à « 50 % ».
Mais pour Jacques Fame Ndongo, les choses sont claires. Face à Christophe Boisbouvier, journaliste chevronné de RFI, qui lui demandait sur quoi il fonde une telle certitude en l’absence de toute déclaration officielle du président Paul Biya, le ministre a répondu sans sourciller :
«Ayant critiqué toutes les sources, je peux vous affirmer de manière péremptoire qu’il est le candidat du RDPC. ».
Et lorsque le journaliste a tenté d’en savoir plus, lui demandant s’il avait récemment vu le chef de l’État, la réponse de Jacques Fame Ndongo a été pour le moins évasive :
«Je ne peux pas répondre à cette question, mais je vous dis que j’ai procédé à toutes les vérifications possibles et réelles. L’information que je vous livre est puisée à très bonne source ».
À 92 ans, dont 43 passés au pouvoir, Paul Biya reste donc , si l’on en croit Fame Ndongo, plus que jamais prêt à briguer un huitième mandat à la tête du Cameroun.
Pour Fame Ndongo, le « sphinx d’Etoudi » reste donc l’Alpha et l’Oméga du système, maître de son tempo, et seul habilité à écrire la suite de l’histoire politique du pays.
Reste à savoir quand et si Paul Biya prendra la parole lui-même.





