« j’ai gardé ma fidélité au régime… »

Après plus de 20 ans d’incarcération, sa majesté Gérard Ondo Ndong, ancien Directeur Général de Fond Spécial d’Equipement et d’interventions Intercommunales (FEICOM) s’est exprimé devant les journalistes le samedi 21 février 2026 dernier, le jour de sa libération. Recevez chers abonnés et lecteurs, l’intégralité exclusive de cette interview.
Bonjour Patriarche, Je vous souhaite la bienvenue, sans doute après une longue période difficile ?

Je vous souhaite aussi la bienvenue ici. Vous savez la liberté est capitale dans la vie d’un homme. J’ai fait vingt ans (20 ans), grâce à Dieu j’ai résisté car sans Dieu je ne pouvais pas. Il est la seule vraie force dans tous les plans. En effet, quand tu traverses les difficultés comme dans la vallée de l’ombre de la mort, il n’y a que lui. Alors, je rends Solennement grâce à Dieu parce que j’ai pu faire face à cette épreuve. Celle-ci ma formée, m’a modifiée, m’a transformée, je suis devenue une nouvelle personne. Avant l’épreuve j’étais dans ce monde, après l’épreuve je suis né pour le monde futur. Je suis très content, vous voyez je suis dans ma famille, depuis vingt ans (20 ans) je ne les voyais, je les voyais furtivement.Maintenant, le seigneur a permis que je puisse sortir, me déplaçant sans trop de problème.

Patriarche, vous avez une casquette traditionnelle importante. Au moment où vous avez à-nouveau accès à votre communauté, en tant que garant des traditions, quel message adressez-vous à ces derniers ?

Vous savez, j’ai fait la politique avec le Président, avant je ne faisais pas la politique. Mais quand Dieu a donné le pouvoir au président Paul Biya, j’ai décidé de l’accompagner avec une fidélité absolue, qui n’a pas bougée même pendant ces 20 ans, la preuve vous n’avez pas senti une réaction quelconque de ma part, critiquant le gouvernement, les institutions du pays ou le parti dans lequel j’appartiens, dans lequel je militais. Ma fidélité est restée intacte parce que mon père m’avait donné un conseil : « En Afrique, il faut toujours être avec le pouvoir parce que le pouvoir est institué par Dieu, ce ne sont pas les Hommes qui ont le pouvoir. » Alors, c’est Dieu qui donne le pouvoir et vous devez respecter ce pouvoir, si vous suivez Dieu. Ce respect, je l’ai fait pendant que j’étais en activité, j’ai gardé ma fidélité au Président, j’ai gardé ma fidélité au régime. Je profite de cette occasion, pour dire Solennement merci au Chef de l’Etat. En fait, à part ma mère qui est morte pendant que j’étais en détention, j’ai toute ma famille autour de moi et ma mère a eu des obsèques dignes d’un haut-commis de l’Etat. J’ai été impressionné, bouleversé parce qu’à cette période-là, même jusqu’à présent, tout le monde me fuyait : les hommes politiques, les chefs traditionnels et même les élites. Je suis devenue comme une petite souris que je ne peux aisément donner le nom en français et nommé à ma langue « Mba’asoumou » (musaraigne), comme si quand vous passez votre odeur pestilentielle reste des heures durant.  Face à cela, le préfet de mon département, ne pouvait pas prendre de telles responsabilités, celles d’encadrer de bout à bout les obsèques de ma mère, en assurant la sécurité de cette cérémonie sans l’onction du Président de la république, le Chef de l’Etat. Tout cela n’aurait pas été possible sans lui, car tous ceux qui aspirent à des postes ou veulent garder leurs avantages ne pouvaient se rapprocher de nous parce que selon eux, je dégageais une odeur pas très bonne envers le pouvoir. Ce qui est normal. Je le remercie en toute sincérité. J’ai déjà pratiquement quatre-vingt ans (80 ans) et Ce n’est avec aucune intention que je remercie le Président car moi-même avec toutes mes capacités, je ne pouvais enterrer ma mère dans un tel confort. Vous-savez ce que représente une mère ! C’est pourquoi je remercie encore le Chef de l’Etat.

Sa majesté, beaucoup se demandent comment vous-vous portez actuellement ?

Vous savez, vingt ans (20 ans) ce n’est pas facile. Je vous ai signalé que c’est grâce à Dieu que j’ai réussi à faire face à cette épreuve, qui n’était pas facile car on vous enferme 20 ans. Alors, j’ai eu comme seule soulagement : La Bible. Ce livre était mon livre de chevet, c’est pourquoi j’ai pu faire face à cette difficile épreuve, séparé de ma famille et de mes amis, ceci pendant 20 ans. Mais, des instructions ont été données par le Chef de l’Etat pour qu’on nous encadre sur le plan sanitaire avec efficience. J’ai été hospitalisé deux(02) ou Trois(03) fois avec célérité, on m’a soigné et sur ce plan je remercie le gouvernement parce que nous n’avions pas eu de difficultés de nous soigner. Nous étions sur le contrôle des médecins affectés spécialement pour nous encadrer. Je dois dire aussi que le cadre dans lequel nous étions était acceptable. On avait des chambres modernes avec des douches modernes, on avait la télévision sauf le téléphone.

Comment ont été les retrouvailles avec toute la grande famille ce jour ?

(Hochement de tête). J’avais une grande inquiétude ! Que si Dieu me prend en étant en prison, cela serait un grand déshonneur pour moi et ma famille, mes enfants et mes petits-enfants. Maintenant, si Dieu m’appelle je serai très heureuxparce qu’il me l’aura fait devant mes enfants, de mes épouses et de mes petits-enfants parce que la seule richesse que Dieu peut donner à quelqu’un, c’est la richesse humaine. Je dois m’en réjouir car j’en ai tellement, j’ai trouvé tout ce monde intact et en bonne santé. Par ailleurs, les gens peuvent se demander pourquoi Mr Ondo remercie le Président ? Je le fais sans aucun calcul car j’ai fait mon temps.  Je suis un homme et en tant qu’homme avant toute naissance, Dieu affecte un plan que vous devez exécuter sur terre. Tant que vous n’avez pas entièrement réalisez ce plan, il vous maintient encore sur terre, il ne vous appelle pas. Alors, je vais dire Solennement ici que je n’ai pas de rancœur, pas de rancune,pas d’amertume envers quiconque ce soit, un enfant de Dieu doit d’abord savoir pardonner et le reste revient au très haut, pour dégager les responsabilités. Beaucoup disent que : ohhhh c’est le Président de la République qui m’a mis en prison !ohhh c’est la justice qui l’a fait !Que ce soit le Président ou la justice, ils n’ont pas initié ma prison, ils ont exécuté la décision de Dieu. Si Dieu ne disait pas que je dois aller en prison personne-là ne pouvait me mettre en prison. Par conséquent, je ne peux pas tenir le Président ou la justice camerounaise pour responsable. Je sais que le Président, le Chef du Conseil Supérieur de la Magistrature actuel a exécuté l’ordre de Dieu. Dieu a voulu, peut-être j’étais en déphasage avec lui, c’est pourquoi, il me sanctionne à 20 ans de prison. Je n’en veux donc pas au Président de République ou à la justice camerounaise car ils ne sont que des exécutants. En effet, nous ne voyons pas Dieu, ce qu’il réalise à notre égard lui donne toujours raison pourvu que son plan réussisse. Je subis une condamnation que Dieu avait prévue avant ma naissance et appliquée par le Président et la justice camerounaise. Je garde toute ma fidélitéaux institutions, au régime et envers  le Président de la République, je ne calcule plus rien, j’ai un âge mais il faut être honnête. Je dois ajouter que mon père m’a laissé un certain nombre de principes à savoir : « Quel que soit celui qui a le pouvoir, il faut être avec lui car le pouvoir vient de Dieu. Quand tu vas contre le pouvoir, tu vas contre Dieu et si tu vas contre Dieu, tu seras détruit. ».

 

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