C’est le principal axe de l’éditorial du 24 octobre 2026 dans l’émission Honneur et Fidélité fait par le Colonel Atonfack Guemo chef de la cellule de communication au ministère de la Défense,
Pratiquement toutes les fois qu’il est question, dans certaines sphères, de faire réfléchir sur les voies et moyens susceptibles de mettre un terme définitif aux remous socio-sécuritaires qui affectent nos régions administratives de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les idées de dialogue, de pardon des fautes et de réhabilitation sont présentées comme étant les éléments fondamentaux d’une solution pacifique. Ces mêmes idées ont de longue date été faites siennes par nos pouvoirs publics, en dépit des dénégations forcenées, des omissions sélectives et des amnésies volontaires de contradicteurs en mal de trouvailles.
L’histoire est pourtant là, qui détaille de manière irréfutable, le séquençage de la démarche du gouvernement camerounais visant à ramener la paix en ces zones troublées par les forfaits de groupuscules fauteurs d’insécurité. Ainsi dans son discours d’investiture du 06 novembre 2018, le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef des Forces Armées, formule une offre de paix à l’adresse des membres des groupes armés désireux de déposer les armes. Cette initiative présidentielle, la première d’une longue série, se concrétise seulement quelques jours plus tard, précisément le 30 novembre 2018, par la mise sur pied du Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration.
Telles que définies, les missions du CNDDR sont suffisamment inclusives pour répondre au large spectre des attentes d’une jeunesse vindicative, jeunesse dont la légitimité des frustrations aura par ailleurs été attestée par le Chef des Forces Armées. Il s’agira en résumé, d’accueillir, de désarmer, d’encadrer, d’offrir une prise en charge psychologique, et de favoriser le retour à la vie civile à travers des formations aux petits métiers et des activités génératrices de revenus.
Dans ce chapelet d’assignations, il est aussi prévu, et l’enjeu est trop capital pour être négligé, que le Comité puisse mener des actions de sensibilisation et apporter une assistance multidimensionnelle aux communautés d’origine, aux fins de faciliter la réintégration des ex-combattants. Cet aspect qui ambitionne d’éteindre d’éventuelles velléités de vengeance à l’encontre d’enfants jadis turbulents et désormais repentants, est à la base du dialogue communautaire actuellement en cours, lui-même succédant au Grand Dialogue National tenu du 30 septembre au 04 octobre 2019 à Yaoundé.
Au nombre des préconisations mises en œuvre au sortir de cette importante assise, figure en bonne place le Plan Présidentiel de Reconstruction et de Développement des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, lancé le 03 avril 2020. Il est suivi, dès le 24 mai 2022, du Programme Spécial de Reconstruction et de Développement de la Région de l’Extrême-Nord. A ce jour, ces deux processus s’étendent sur le terrain, malgré la violente opposition, somme toute compréhensible, des nébuleuses criminelles pour qui le chaos constitue le substrat de la prospérité.
Comme l’on peut s’en douter, nos bien nommées Forces de Défense et de Sécurité sont en première ligne de la concrétisation des orientations stratégiques du plus haut échelon politique. C’est en effet à nos militaires, gendarmes et policiers que revient le gros de la charge qui consiste à recueillir, sécuriser, rassurer, orienter et former les ex-combattants, hier encore ennemis jurés. Pour ce faire, l’application de la force est volontairement restreinte, même dans les affrontements les plus violents.
En outre, les combattants séditieux désarmés ou incapacités sont aimablement recueillis, soignés, et nourris, le tout au nom de la Patrie. Car en dépit des exploits macabres de ces compatriotes, il vaut encore mieux gagner leurs cœurs à la paix des vivants, plutôt que de les envoyer jouir de la paix des cimetières.
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer le Cameroun,
Sachons définitivement cultiver et prêcher la paix.





