Félicité Owona Mfegue appelle l’armée à ne plus tuer les manifestants.
Alors que la tension reste vive au Cameroun après la proclamation de la victoire de Paul Biya pour un huitième mandat, la voix de Félicité Owona Mfegue, sœur cadette du politologue Mathias Éric Owona Nguini, s’élève pour dénoncer la répression sanglante des manifestations à travers le pays.
Dans une publication partagée sur sa page Facebook ce jour, l’universitaire et écrivaine condamne fermement les violences commises contre les civils descendus dans la rue pour contester les résultats du scrutin présidentiel du 12 octobre 2025.
« On ne tue pas une MOUCHE avec un MARTEAU ! Au pire, on la flatte avec du MIEL », écrit-elle, avant de rappeler un principe fondamental du droit international : la proportionnalité. Ce principe, explique-t-elle, impose que « les moyens employés soient toujours mesurés au regard de l’objectif poursuivi », que ce soit dans le maintien de l’ordre public, la défense d’un État ou la justice pénale.
Pour Félicité Owona Mfegue, le rétablissement de l’ordre ne doit jamais signifier la perte de la mesure. Elle invite les forces de sécurité à faire preuve d’humanité et à respecter la vie des citoyens, soulignant que « l’équilibre entre nécessité et humanité reste le socle du droit et, au fond, de toute société civilisée ».





