L’État soutient le tribalisme anti-Bamiléké : L’alerte de Luc Wandji

Elimbi Lobe a exprimé sa gratitude au délégué général à la sûreté nationale pour la protection accordée après ses déclarations injurieuses contre Ernest Ouandié et les Bamiléké. Luc Perry Wandji dénonce ce soutien apparent de l’État camerounais au tribalisme anti-Bamiléké. L’ancien journaliste à la Crtv, note l’absence de réaction du gouvernement face à ces attaques, qui perpétuent la stigmatisation de la communauté Bamiléké. Luc Perry Wandji soutient  que, plus de 60 ans après l’indépendance, les Bamiléké continuent d’être considérés comme des pestiférés dans la société camerounaise.

Lire sa sortie :

Évoquant les dispositions prises en sa faveur, par le délégué général à la sureté nationale, pour assurer sa sécurité,  après sa sortie incendiaire et pour le moins injurieuse contre Ernest Ouandié 《et ses Bamiléké》, le tribaliste Elimbi Lobe disait, dimanche dernier, sur Info TV : 《Merci à Pa’a Mbarga Nguele》.

Nous apprenions alors, à cette occasion,  que le gouvernement camerounais,  qu’on croyait jusque-là absent et distrait, est bel et bien au fait de l’ensauvagement de la discussion publique, mais n’a pas jugé nécessaire de le faire savoir, avant que la sécurité de M. Lobe ne soit exposée à des menaces, du reste formulées en représailles de sa sortie honteuse, qui a ému tant de camerounais. 

Plutôt que de trancher en faveur du sens et de l’intelligence ; plutôt que d’initier le procès de celui qui mange désormais du Bami à toutes les sauces dominicales, avec l’onction professorale de Mathias Eric Owona Nguini, et, le silence complice de Luc Sindjoun, Courtes Ketcha, Emmanuel Ngannou Djoumessi, Madeleine Tchuente,  Jean Kuete et de tant d’autres personnalités de la république, l’Etat du Cameroun a décidé de lui accorder sa protection !

Le régime de Yaoundé n’a pas cru devoir l’interpeller sur la profanation de la mémoire d’un héros national. Il a donc choisi son camp.

Celui des haineux, dont la cible est maintenant connue et depuis belle lurette poussée dans ses retranchements : les Bamiléké.

Le message est clair: désormais, en plus de l’impunité qui lui a permis de faire son lit, il y a une prime (financée par le contribuable camerounais) au Bami bashing en cours.

Il ne fait plus l’ombre du moindre doute : plus de 60 ans après son indépendance clamée,  le peuple Bamiléké,  continue d’être vu comme comme《un caillou dans la chaussure du Cameroun néo-colonial 》.

En tant que citoyen,  j’en prends acte et j’archive,  à toutes fins utiles.

Par Luc Perry Wandji.

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