Par un arrêté signé le jeudi 21 mai 2026, le président de la République, Paul Biya, a formellement démis de ses fonctions un haut responsable de la Délégation générale à la Sûreté nationale en poste dans la région du Nord. Cette sanction présidentielle directe, adossée à l’examen d’un dossier disciplinaire interne, traduit la fermeté du pouvoir exécutif quant à la gouvernance des forces de l’ordre.
YAOUNDÉ — L’appareil répressif et disciplinaire de l’État s’est déployé au sein des corps constitués de la Sûreté nationale. Le président de la République, Paul Biya, a paraphé le jeudi 21 mai 2026 l’arrêté n° 0404/CAB/PR portant sanction administrative d’un fonctionnaire de police. Cet acte officiel de la présidence, immédiatement exécutoire, marque une reprise en main directe du sommet de l’État sur la discipline des troupes sur le terrain.
Une sanction adossée à une procédure disciplinaire
Le décret présidentiel cible nommément Monsieur Meh Kangha Michael, commissaire de police sous le matricule 0599451U. Jusqu’à la signature de cet acte, ce dernier occupait les fonctions stratégiques de Chef de section de contrôle de la voie publique à l’Unité régionale de la Division spéciale de contrôle des services du Nord. Selon les visas explicites du texte réglementaire, cette révocation fait suite logique à l’examen approfondi d’un « dossier disciplinaire constitué à l’encontre » de cet officier supérieur.
Bien que les motifs spécifiques de la faute professionnelle n’aient pas été consignés dans le document, la nature même de son affectation — le contrôle de la voie publique et l’inspection des services — confère à cette décision une portée hautement politique dans le cadre de la lutte contre les déviances comportementales et managériales au sein des forces de sécurité.






