Dans une tribune publiee ce lundi 7 septembre dans les colonnes du journal d4expression anglophone the guardian post, le ministre de l’Administration territoriale paul atanga nji est non seulement revenu sur sa posture mais egalement sur le fait que le chef de l’État nomme des personnes à des fonctions civiles et militaires et peut aussi les relever de leurs fonctions à tout moment.
Cessons cette chasse aux sorcières autour de la vice-présidence !
S.E. Paul Biya a raison. Quiconque prétend aimer le Cameroun davantage que le chef de l’État est un charlatan
Depuis 25 ans, les fidèles lecteurs de The Guardian Post savent qu’en tant que citoyen, je publie régulièrement des réflexions sur des questions politiques importantes, chaque fois qu’une initiative louable prise par le chef de l’État, S.E. Paul Biya, fait l’objet de critiques infondées de la part d’opposants en perte de vitesse ou de ceux qui prétendent représenter la société civile mais qui, en réalité, travaillent pour des forces occultes tapies dans l’ombre.
La démocratie qui prospère aujourd’hui au Cameroun est le fruit du travail délibéré d’un grand homme d’État, d’un chef de l’État visionnaire, Son Excellence Paul Biya, qui place toujours les intérêts supérieurs de la nation au-dessus des intérêts égoïstes et partisans.
En prévision de ce que certains avaient appelé « le vent d’Est », S.E. Paul Biya avait soumis à l’Assemblée nationale, en 1990, des amendements aux lois sur les libertés publiques, visant à mettre fin au système du parti unique et à instaurer le multipartisme.
Par la suite, les lois d’exception en vigueur depuis 1960 furent abrogées.
La censure préalable obligatoire des journaux par le ministre de l’Administration territoriale, le MINAT, fut supprimée.
À la suite de ces changements, plusieurs partis politiques et ONG furent autorisés par le ministre de l’Administration territoriale.
Au lieu d’accueillir favorablement ces avancées politiques et démocratiques, les nouveaux partis politiques lancèrent une campagne qualifiée d’anti-républicaine, exigeant la tenue d’une Conférence nationale souveraine avant l’organisation des élections législatives et présidentielles de 1992.
Dans ce climat politique tendu, votre serviteur publia dans Cameroon Tribune, le 8 février 1991, un article condamnant le comportement irresponsable des dirigeants de ces nouveaux partis politiques. J’y soutenais que le gouvernement devait écarter toute possibilité de tenir une Conférence nationale souveraine au Cameroun, car il s’agissait d’une manière provocatrice de contester l’autorité de l’État.
À mon avis, la Conférence nationale souveraine était une dangereuse mascarade et une vaste fraude intellectuelle qui n’avait pas sa place dans notre pays.
Après avoir écouté ses compatriotes, le chef de l’État, véritable républicain, fit au moment opportun une déclaration décisive : « Je l’ai déjà dit et je maintiens ma position : la Conférence nationale souveraine est sans objet pour le Cameroun. » (Discours du chef de l’État devant l’Assemblée nationale, extrait de Cameroon Tribune, 27 juin 1991).
Entre 1993 et 2003, lorsque certains Anglophones égarés en quête de notoriété créèrent la prétendue All Anglophone Conference (AAC), invoquant la prétendue marginalisation des populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, je répondis par deux articles percutants dans Cameroon Tribune, affirmant clairement qu’il n’existait pas de problème anglophone au Cameroun et que le chef de l’État, depuis 1982, avait toujours accordé un traitement préférentiel aux Anglophones (Cameroon Tribune, 1er octobre 1993).
Je conclus en affirmant qu’avant d’être Anglophone ou Francophone, on est avant tout Camerounais.
Le 14 octobre 2003, je publiai un autre article intitulé : « Au Cameroun, les Anglophones ne sont pas marginalisés. »
J’y avais résumé tous les avantages accordés aux Anglophones par le chef de l’État depuis 1982, afin que nul ne puisse les ignorer — postes de responsabilité et projets de développement.
Pour démontrer l’engagement de Son Excellence Paul Biya envers les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis son accession à la présidence, j’avais notamment cité deux visites du chef de l’État à Bamenda en moins de 24 mois : une visite officielle en 1983 et une autre en 1985, lors de la création de notre grand parti national, le Cameroon People’s Democratic Movement (CPDM).
On peut également citer la célébration à Bamenda du 50e anniversaire des forces armées, en 2010, ainsi que la célébration du 50e anniversaire de la Réunification à Buea, en 2014. Cela signifie que Son Excellence Paul Biya avait établi un lien de confiance avec les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest dès 1982.
Alors même que le calme revient progressivement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les aventuriers qui ont trompé les populations en 2016 et plongé les deux régions dans une crise politique et sécuritaire, avec des conséquences désastreuses, devront répondre devant Dieu et devant l’Histoire.
Cette ingratitude manifeste de certains Anglophones à l’égard du chef de l’État n’est ni justifiée ni explicable. Ceux qui prétendaient « parler au nom des Anglophones », sous le couvert de la prétendue All Anglophone Conference (AAC), en appelant à la création d’un prétendu « Southern Cameroons », n’avaient ni mandat ni autorité.
Au mieux, c’étaient des agitateurs ; au pire, des imposteurs.
Aujourd’hui, ce sont des terroristes et des sécessionnistes qui ne peuvent plus tromper personne. Les masques sont tombés.
Lors de sa cérémonie de prestation de serment, le 6 novembre 2025, le chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, le Grand Visionnaire, avait déclaré :
> « Nous devons également soumettre au Parlement certaines réformes qui permettront à l’État de fonctionner plus efficacement, en adaptant nos institutions aux exigences de notre environnement. »
Comme toujours, le chef de l’État dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit. Ainsi, S.E. Paul Biya a présenté devant le Parlement, qui siégeait en mars 2026, un projet de loi visant à modifier la Constitution.
Le principal changement était la création du poste de Vice-Président de la République.
Au lieu de saluer cette innovation majeure dans le fonctionnement de nos institutions, certains dirigeants de l’opposition, soutenus par les médias et des ONG agissant sur ordre, alimentent d’étranges débats dans le but de la discréditer.
Il se dit qu’un homme politique, victime de ses propres méfaits, aurait adressé une pétition à l’Union africaine (UA) pour s’opposer à la création du poste de Vice-Président.
Certains parlent de l’introduction d’un ticket présidentiel dans l’élection présidentielle.
Pourquoi le Cameroun devrait-il se préoccuper de ce qui se passe ailleurs ? Le président Paul Biya n’avait-il pas déjà averti que « le Cameroun est… »
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… « le Cameroun », un pays maître de son propre destin, qui ne suit pas aveuglément les autres sans tenir compte de ses propres réalités ?
En ma qualité de ministre de l’Administration territoriale, j’ai eu le privilège de présenter au Sénat et à l’Assemblée nationale, réunis en session conjointe, les amendements au Code électoral relatifs à la création du poste de Vice-Président de la République.
J’ai expliqué aux élus de la nation les mérites de l’initiative du chef de l’État. Les membres de l’Assemblée nationale et du Sénat ont adopté les projets de loi du gouvernement à une très large majorité.
Conformément aux dispositions légales en vigueur, les textes ont été promulgués par le chef de l’État.
Toute controverse orchestrée par des acteurs politiques — principalement ceux de l’opposition — est vaine.
Je pense qu’il est temps de mettre fin à la chasse aux sorcières concernant le poste de Vice-Président. La politique de la nation est définie par le chef de l’État.
En vertu de ses prérogatives et de son pouvoir discrétionnaire, le chef de l’État nomme des personnes à des fonctions civiles et militaires et peut relever de leurs fonctions les personnes nommées à tout moment.
Ces dispositions sont inscrites dans la Constitution et doivent être prises en compte.
De plus, Son Excellence Paul Biya connaît le Cameroun mieux que chacun d’entre nous. Je mets quiconque au défi de me prouver le contraire.
Dans mon livre, publié avant l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 et intitulé « 37 Years of Unwavering Loyalty to the Head of State. Understanding the Meaning of My Ongoing Struggle for Respect for Republican Legality », j’ai souligné que trop d’événements avaient démontré que le chef de l’État avait raison.
Il est dans notre intérêt de suivre la voie tracée par Son Excellence Paul Biya, qui a plus de 30 ans d’avance sur nous tous — hauts responsables de la République, hommes politiques, dirigeants de la société civile et autres.
Son Excellence Paul Biya possède cette capacité extraordinaire de voir aujourd’hui les obstacles que nous autres, et particulièrement ceux qui font du bruit, ne verrons que dans 20 ou 30 ans, quelles que soient nos appartenances politiques.
C’est la marque d’un homme d’État exceptionnel : Son Excellence Paul Biya, la force de l’expérience et de l’espoir, qui, en créant le poste de vice president, a une fois de plus eu raison.
Ayons le courage et l’honnêteté de reconnaître ce qui est bon pour notre pays.
S.E. Paul Biya avait déjà averti ses opposants en 1992 : « Vous ne devez pas jouer avec le Cameroun » (Cameroon Tribune, 12 octobre 1992).
En 2026, cet avertissement du chef de l’État demeure pertinent.
Son Excellence Paul Biya connaît le Cameroun mieux que chacun d’entre nous. Il montre la voie ; nous devons le soutenir en tout temps et en toutes circonstances.
Quiconque prétend aimer le Cameroun davantage que le président Paul Biya est un charlatan.
Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale




