Le leader du Manidem, engagée dans la contestation post-électorale, est décédé ce 1ᵉʳ décembre 2025 après plus d’un mois de détention.
Sa disparition suscite une vive indignation, notamment au sein de sa famille qui met directement en cause les conditions de son incarcération.
« Ils l’ont tué » : l’accusation lourde de sa sœur
La nouvelle a été confirmée par sa sœur, Mariane Simone Ekane, qui a réagi publiquement avec un message accusateur :
« Ils l’ont tué », écrit-elle, convaincue que son frère n’est pas mort de causes naturelles.
Pour la famille Ekane, les circonstances de sa mort pointent clairement vers une négligence volontaire et un abandon médical délibéré, assimilables à un homicide indirect.
Un opposant affaibli privé de ses appareils respiratoires
Selon plusieurs sources concordantes, Anicet Ekane souffrait d’un problème de santé nécessitant un extracteur d’oxygène, un appareil respiratoire essentiel à sa survie.
Or, lors de son arrestation le 25 octobre 2025, la Gendarmerie aurait saisi et conservé l’intégralité de son matériel médical, notamment, son extracteur d’oxygène,
ses accessoires respiratoires,et d’autres équipements indispensables.
Privé de ces appareils, Ekane aurait vu son état se dégrader rapidement sans qu’aucune mesure d’assistance médicale suffisante ne lui soit fournie.
Arrêté en pleine crise post-électorale, alors qu’il soutenait ouvertement Issa Tchiroma Bakary dans la contestation des résultats de la présidentielle.
Il y a quelques semaines, une rumeur annonçant sa mort avait déjà circulé, avant d’être démentie. Cette fois, le drame est confirmé.





