Le Médiateur Universel
Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI)
Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR)
Yaoundé, le 06 mai 2026
Monsieur Martin Mbarga Nguelle
Délégué général à la sureté nationale
Yaoundé
Doléance exceptionnelle de caractère URGENT
Pour la délivrance des passeports nationaux
A nos compatriotes de Chypre
Monsieur le Délégué général,
L’histoire de la gouvernance de notre pays, en rapport avec les demandes, exigences, attentes, revendications et souhaits des Camerounaises et des Camerounais, de l’intérieur comme de l’extérieur, retiendra qu’alors que la lassitude et un certain désespoir s’étaient déjà installés à propos des passeports, nous nous sommes levés un matin en découvrant que nous sommes dorénavant parmi les privilégiés sur la planète, un pays où ce précieux document de voyage, est délivré en juste 48hs, et peut même être délivré en une heure en cas de nécessité prouvée.
L’histoire ne manquera pas de retenir également, que c’est lors de votre long passage à la tête de la Délégation générale de la sureté nationale, avec la confiance inébranlable du Chef de l’Etat, que les choses se sont arrangés ainsi, que le passeport n’a plus de mystère et que ce document est délivré avec la plus simple, la plus banale et la plus transparente des formalités. C’est notre fierté collective, d’abord en tant que citoyenne et citoyen, ensuite en tant que nation, Etat et République assumée et responsable.
Monsieur le Délégué général,
Si je viens vers vous aujourd’hui, c’est pour mobiliser votre saine et sage attention, sur le cas très préoccupant de nos compatriotes résidant à un titre ou à un autre à Chypre, ce petit pays en forme de territoire contentieux coincé entre de nombreuses rivalités stratégiques et au statut géopolitique confus. La majorité ne dispose pas ou plus de passeports, et presque tous y sont arrivés par des chemins tortueux, avec la flamme de chercher un destin heureux pour soutenir la famille restée au pays. Ils sont donc sans passeport. Il faut en délivrer de nouveaux, et les procédures sont impossibles, tant qu’ils se trouvent sur un territoire où nous n’avons pas de représentation diplomatique fixe, et où ils sont entrés clandestinement, en aventuriers braves et déterminés, et ne sauraient en sortir. Ces chemins-là, je les connais bien, pour les avoir pratiqués.
Ce sont vos enfants, nos enfants, les enfants du pays, filles et fils de la nation, dont beaucoup ont servi loyalement et régulièrement avant de partir. Les nouvelles qu’ils me font parvenir, c’est qu’ils sont exposés à des actes de corruption, d’arnaques et de chantages de toute nature, et dans certains cas avec des demandes de vraies rançons, puisque des démarcheurs leur demandent de deux à trois millions pour le passeport. A tous, j’ai recommandé d’attendre, de faire confiance au pays, de se rassurer qu’après avoir porté leur cri auprès de vous, quelque chose sera fait.
Aussi, je vous recommande humblement, que vous étudiez l’éventualité dans l’urgence, de dépêcher, avec l’assentiment du Chef de l’Etat, une mission sur place, muni des équipements nécessaires pour l’accomplissement des formalités, s’assurer de leur identification, leur nombre, leur statut au regard du fichier criminel national et INTERPOL. Ces enfants-là pleurent vraiment, et il s’agit maintenant d’essuyer promptement leurs larmes, de leur montrer qu’ils ont un pays, qu’ils ne sont pas abandonnés.
Dans l’attente, je saisis l’occasion pour vous renouveler, Monsieur le délégué général, l’assurance de ma haute, citoyenne et très patriotique considération./.





