Mbouda : Un cadre du MRC arrêté, le parti exige sa libération

La fédération communale du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) à Mbouda monte au créneau. Après l’interpellation à son domicile de Fomekong Ernest, son commissaire aux comptes, la formation politique d’opposition dénonce des dérives et des intimidations ciblées. Face à une détention jugée sans fondement légal, le parti exige sa libération immédiate ou la notification claire des charges retenues contre lui.

C’est une nouvelle affaire d’interpellation qui vient raviver les tensions politiques dans la région de l’Ouest. Interpellé à son domicile le 26 octobre dernier par des hommes en tenue, Fomekong Ernest, commissaire aux comptes de la fédération communale du MRC à Mbouda, est resté introuvable pendant plusieurs jours. Ce n’est qu’au terme de recherches intensives menées par ses proches et responsables du parti que sa présence a été localisée le 31 octobre à la brigade territoriale de Mbouda.

Une suspicion d’ordre politique

Selon les éléments rapportés par la fédération locale du parti d’opposition, il est reproché à ce militant originaire de Babeté d’avoir apporté son soutien à la candidature d’Issa Tchiroma Bakary dans le groupement Bamedjo lors du récent scrutin présidentiel. Une justification qui, si elle se confirmait, poserait un grave problème de respect des droits fondamentaux et de la liberté de choix politique garantis par les textes de la République.

Par ailleurs, la fédération du MRC remet au jour un autre cas troublant dans la même zone : celui de Tamo Pierre, un ancien membre ayant récemment démissionné pour rejoindre le RDPC. Selon les affirmations de la fédération, ce dernier aurait confié avoir cédé sous la contrainte, après avoir reçu la visite nocturne d’hommes armés à son domicile. Des allégations d’une gravité exceptionnelle que la formation politique demande aux autorités d’éclaircir d’urgence.

L’exigence du strict respect de la légalité

Face à ce qu’elle qualifie de violations manifestes des libertés individuelles, la fédération communale du MRC exige la libération pure et simple de Fomekong Ernest si aucun motif juridique valable ne vient étayer sa détention. Dans le cas contraire, le parti demande que les charges lui soient formellement notifiées afin qu’il puisse organiser sa défense dans le respect des droits garantis par le code de procédure pénale.

Dans un climat post-électoral sous haute surveillance, cette affaire remet en lumière la question centrale du libre exercice de la politique dans l’arrière-pays. Le MRC interpelle directement les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires pour qu’elles garantissent la neutralité des forces de l’ordre et mettent un terme à toute forme d’intimidation visant les citoyens pour leurs opinions politiques.

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