Dans cette communication, le président de l’AFP (Alliance des forces progressistes) tout en déplorant la mort du président du Manidem se demande si il était opportun de garder un homme affaibli de 74 ans en détention.
« Ce qui s’est produit sous nos yeux atterrés est vertigineux et signe la fin d’un cycle. Rien ne peut justifier la mort délibérée d’un homme fut-il un opposant politique. Les Autorités savaient que Georges Ekane Anicet, 74 ans, était oxy-dépendant. Victime d’un Covid long, il avait besoin de l’appoint permanent d’un appareil respiratoire personnalisé. Interpellé puis maintenu en détention dans des conditions sommaires et sans cet extracteur respiratoire, son sort était scellé. Quelques jours après son arrestation, la rumeur avait couru de sa mort subite avant que ses Avocats n’opposent un démenti formel. Les Autorités avaient affirmé que Ekane était en soins intensifs. Fallait-il le maintenir en détention ? Les autorités auraient pu lui retirer son passeport et lui interdire de quitter le territoire national. Ekane serait toujours en vie et parmi-nous. Celui-ci ne représentait aucune menace ni pour la République ni pour nos institutions. Malgré les protestations de ses avocats et les craintes de sa famille, Anicet a été maintenu en détention. Celle-ci a finalement précipité la détérioration de son état. Comment ne pas y voir une relation de cause à effets ? Toutes les explications du monde ne suffiront pas à dissiper les suspicions et le doute. Le mal est fait. Irréparable. Comme si l’exécration ne suffisait pas… »





