La soirée d’hommage à Anicet Ekane s’est ouverte ce jeudi 7 mai 2026 à Douala, marquant le début des adieux à l’une des figures les plus marquantes de l’opposition camerounaise. Si le gotha politique a salué cinquante ans de militantisme, l’événement est assombri par le boycott du Manidem et l’absence remarquée de la veuve du défunt.
Le recueillement a réuni des personnalités de tous bords, de Joseph Antoine Bell à Alice Nkom, en passant par Célestin Djamen et Rebecca Enonchong. Tous ont rendu hommage à l’influence de l’opposant, notamment son rôle pivot lors des dernières échéances électorales.
Pourtant, le malaise était palpable. Le Manidem, parti fondé par l’illustre disparu, a officiellement boycotté la cérémonie, dénonçant une mise à l’écart « contraire à la volonté de son président ». Malgré cet ordre, des militants en écharpe ont bravé la consigne pour honorer leur leader. Ce schisme, doublé du retrait de la veuve d’Anicet Ekane, transforme ce dernier hommage en un miroir des fractures profondes qui secouent l’héritage politique du tribun. Le rideau tombe, mais la bataille pour sa succession symbolique est loin d’être achevée.





